Approvisionnement en eau potable : Le Japon vole au secours de quatre villages de la commune de Silly

LEFASO.NET | Par Etienne Lankoandé (stagiaire)

Publié le samedi 9 février 2019

Approvisionnement en eau potable : Le Japon vole au secours de quatre villages de la commune de Silly

L’ambassadeur du Japon au Burkina, Tamotsu Ikezaki, a procédé à la signature d’un contrat de don avec le président de l’Association pour la conservation et la mise en valeur de Gabio (ACMVG), Batieu Benao. C’est un don d’une valeur de 29,5 millions de F CFA, pour la construction de quatre forages dans quatre villages de la commune de Silly, dans la province de la Sissili.

« Imaginez qu’en ce début du 3e millénaire, des hommes et des femmes consomment encore l’eau sale des puits et des rivières. C’est le triste constat dans les localités de Sadoa, Sadouan-Mossi, Diarra-Peulh et Mossi et de Sadoin Peulh-Mossi », a déclaré le président de l’ACMVG, Batieu Benao. Il poursuit son allocution en soulignant qu’avec la réalisation prochaine de ces forages, la peine des femmes sera soulagée. En effet, ajoute-t-il, « elles n’auront plus à veiller des nuits entières autour des puits ou à parcourir de longues distances ou encore en venir aux mains autour des points d’eau ».

L’ambassadeur Tamotsu Ikezaki souligne que ce contrat de don est le troisième que sa représentation diplomatique signe avec des associations en 2019. Il ajoute ensuite : « Je me permets de rappeler que ces quatre forages viendront s’ajouter aux 1 152 autres et au château d’eau déjà réalisés jusque-là par le Japon dans le cadre des dons contribuant à la sécurité humaine ». Pour lui, il s’agit d’une expression de la solidarité du peuple ami et fidèle du Japon dans les efforts de développement du pays des Hommes intègres.

Parlant du don, il déclare : « Je pense aux nombreux enfants souffrant de maladies hydriques et aux milliers de femmes qui font de longues distances pour se procurer de l’eau, comme nous le confirment nos études de faisabilité ». En effet, il fait remarquer que plus de 60% des maladies dont souffrent les enfants de moins de 5 ans au Burkina Faso sont d’origine hydrique, mais aussi que la préoccupation majeure des populations des milieux ruraux est la disponibilité d’un point d’eau potable.

Il se réjouit alors de savoir que ce projet va contribuer non seulement à l’atteinte de l’objectif zéro corvée d’eau à l’horizon 2020 que s’est fixé le gouvernement burkinabè à travers le PNDES, mais aussi à l’amélioration des conditions d’hygiène et de santé des populations bénéficiaires.

« Dans un délai de quatre mois maximum, les populations des villages de Sadouan, Dio, Sadoin et Diarra pourront pousser un ouf de soulagement », conclut l’ambassadeur du Japon au Burkina, pour qui d’autres activités telles que le jardinage, l’élevage et le petit commerce, qui nécessitent une eau de qualité, pourront aussi se développer.

Etienne Lankoandé (stagiaire)
Lefaso.net

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