Chemin de fer Ouaga-Téma : Les lignes bougent avec le lancement d’une des étapes majeures

LEFASO.NET | Par OO

Publié le vendredi 8 février 2019

Chemin de fer Ouaga-Téma : Les lignes bougent avec le lancement d’une des étapes majeures

Le ministre des Transports, de la Mobilité urbaine et de la Sécurité routière, Vincent T. Dabilgou, a officiellement lancé, lundi, 4 février 2019, l’étude de matérialisation du profil en long de la ligne du chemin de fer Ouaga-Tema. Cette importante infrastructure de transport, qui va relier le Burkina et le Ghana, connaît ainsi un grand pas avec cette déterminante étape.

Pour mémoire, en mai 2017, le président de la République du Ghana, Nana Addo Dankwa Akufo-Addo, effectuait une visite d’amitié et de travail à Ouagadougou. En septembre 2018, le président du Faso, Roch Kaboré, en faisant autant à travers un séjour à Accra. Ces deux visites ont eu des retombées importantes, dont la relance du projet d’interconnexion ferroviaire entre les deux pays qui date de 2004.

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La cérémonie de lancement a enregistré la présence de plusieurs membres du gouvernement, d’anciens ministres en charge des Transports et de l’ambassadeur du Ghana au Burkina

Ainsi, le 25 juillet 2018, le Ghana a lancé les travaux du chemin de fer Accra-Ouagadougou, dans la partie qui le concerne. Avec le démarrage de cette importante étape consacrée à l’étude de matérialisation du profil en long de son tracé, on peut dire que du côté burkinabè, les choses avancent aussi.

L’étude a été confiée au consortium « Team Engineering/Vision Consult » pour un délai d’exécution de huit mois.

Le ministre des Transports, de la Mobilité urbaine et de la Sécurité routière, Vincent T. Dabilgou, qui a loué les mérites de ce projet, a relevé à titre d’exemple qu’il fera du Burkina, un véritable pays de transit pour le Mali et le Niger.

« Le rail en Afrique, au-delà du grand enjeu économique qu’il représente, est devenu, de l’avis de nombreux experts, un enjeu social d’intégration entre les peuples et un enjeu de mobilité et de civilisation tout court. Ainsi, de nombreuses agences de systèmes de transports ferroviaires et collectifs partout dans le monde se voient confrontées à d’énormes pressions pour consolider, moderniser, construire des infrastructures et améliorer leurs services ferroviaires. C’est cette vision du monde en ébullition qui a décidé et qui a engagé les présidents du Burkina Faso et du Ghana à conjuguer leurs efforts dans un projet pour réaliser un chemin de fer pour non seulement favoriser le brassage de leurs peuples déjà unis par les liens multiséculaires sur le plan historique et géographique, mais aussi pour renforcer leurs échanges et booster leurs économies », lit-on dans le dossier de presse.

C’est également en regard de ces enjeux, que le consortium « Team Engineering/Vision Consult » est invité à exécuter la mission avec la plus grande rigueur professionnelle ; le projet étant attendu par les populations des deux pays.

Au Burkina, cette voie qui part de Ouagadougou va traverser huit localités, à savoir Kombissiri, Manga, Béguédo, Garango, Tenkodogo, Bagré, Zabré et Pô, avant la partie ghanéenne.

OO
Lefaso.net

Messages

  • Ce projet qui est une idée de Nana Akufo-Addo et non de notre président qui n’a aucune vision pour le Burkina à plus forte raison l’Afrique. Akufo dont le pays est la deuxième économie de la CDEAO dernière le Nigeria a compris que parmi ces trois voisins l’un ( la Côte d’Ivoire 3 ème économie de la CDEAO ) est un concurrent qui le talonne et avec qui il a peu d’échange dufait de la similitude des avantages comparatifs leurs économies ( débouchés maritime, café cacao, bois énergie hydrocarbures...etc ) l’autre ( le Togo est un petit pays en terme de surface qui a également un débouché maritime ) ne constitue pas un marché interessant à cause de sa faible population, le troisième le Burkina qui a un besoin de désenclavement maritime et avec sa population de plus de 20 millions est un marché consistant pour ses exportations. Il était tout à fait logique que le président Ghanéen propose à son homologue Burkinabè ce projet qui risque de plomber la régie Abidjan-Niger et transformer les ports Ghanéens en 1er débouché du Burkina.
    Le projet de réhabilitation du chemin de fer Abidjan Kaya était couplé avec l’exploitation de Tambao qui requérait le prolongement des rails jusqu’à Tambao. Malheureusement ce projet a été revue à minima par le pouvoir MPP et réduit au chemin de fer Abidjan Ouaga et le Projet Tambao est aux calendes grecques. La future ligne ferroviaire Tema Ouaga est une opportunité pour revisiter le projet de Tambao et prolonger cette ligne avec des écartements standards jusqu’à Tambao. La ligne ferroviaire Tambao Tema est plus rationnel que Tambao Abidjan du fait de la distance plus courte et de la standardisation de l’écartement des rails qui permetra des vitesses plus grandes.
    La balle est dans le camp du Burkina et non du Ghana qui a fait sa part de job mais avec un ministre de transport Burkinabè qui ignore la hiérarchie des coûts des transport ( eau, rail, route, air) et affirme que le transport ferroviaire est la moins chère il ne faut pas s’attendre à de la prospective et de l’ambition : la voie d’accès au nouvel aéroport de Donsin initialement prévue en 2 fois 2 voies a été réalisée en 2 voies par le MPP une première dans le monde pour un aéroport qui ambitionne d’être un Hub. Sacré pouvoir MPP !.

    • Effectivement sa serait l’opportunité d’appliquer un écartement standard au vue de pouvoir disposer de grande vitesse sur le réseau et disposer d’une plus large gamme de locomotives pas moderne ,mais meilleurs que celle que nous disposons sur la ligne port d’Abidjan Burkina

    • Enfin enfin...Les loups finissent par se devoiler.Je suis tout sauf mpp mais je me rends compte que le prétendu intellectuel qui n’aurait pas de parti pris semble n’être qu’un nostalgique viscéral de l’ancien régime que l’insurrection a balayé. Que peut-on vous recommander pour éviter un jour l’apoplexie sinon de savoir tourner les pages. Ne pensez-vous pas que vous crevez les plafonds en prétendand qu’il y’ait un autre mode de transport moins cher que le rail ? Que vous crevez les plafonds ?! Comme quoi quand le singe grimpe plus haut pour se faire voir, il oublie qu’il dévoile son derrière !

    • Maria de Ziniaré vous êtes un fin connaisseur du projet Tambao. Je connais les destructeurs de ce projet qui nous aurait permis de concurrencer tous les États de la CEDEAO. Allons seulement car ce qui vient n’est pas ce qui est passé. M. DABILGOU à titre isolé est un patriote sincère et un bon ministre que j’apprécie énormément. Je sais qu’il est capable de faire ce prolongement avec Tambao pour le tout rail. Bon courage à lui.
      p.S : Tambao tout seul fait 2 fois le budget annuel national de l’État (2700 milliards). Comment peut-on négliger un tel projet d’envergure national ? Voilà un exemple concret de manque d’en vision ou de se coucher devant des puissances étrangères.

    • Ce n’est pas parce que le ministre ne connais les coûts des transports eau rail route et air. Il le sait. Seulement comme c’est des gens qui n’ont pas un horizon de vision élargi, pour lui la question de transport fluvial ne se pose pas au Burkina. Ces ambitions ne vont pas jusque là. C’est trop lui demander que de penser à ça.

  • Bravo à ces deux pays frères qui pourraient devenir le moteur de l´Emancipation économique et sociale de l´Afrique de l´Ouest.
    Le Burkina et le Ghana en affermissant leurs liens à travers les rails pourraient sauver leurs peuples du joug de la colonisation.
    Apprenons l´anglais pour mieux échanger avec les ghanaens qui sont cool et de vrais gentelmen. Avec l´utilisation de l´anglais comme langue officielle, nous constatons le bon que le Rwanda a fait.
    Le chemin de fer est le premier pas pour nous.
    Que Dieu bénisse notre cher Pays

  • Bravo à ces deux pays frères qui pourraient devenir le moteur de l´Emancipation économique et sociale de l´Afrique de l´Ouest.
    Le Burkina et le Ghana en affermissant leurs liens à travers les rails pourraient sauver leurs peuples du joug de la colonisation.
    Apprenons l´anglais pour mieux échanger avec les ghanaens qui sont cool et de vrais gentelmen. Avec l´utilisation de l´anglais comme langue officielle, nous constatons le bon que le Rwanda a fait.
    Le chemin de fer est le premier pas pour nous.
    Que Dieu bénisse notre cher Pays.

  • C’est bun projet de son excellence Blaise Compaoré et l’ancien président Ghanéen. Mais le Ghana est rapide dans les financements comme la Cote d’Ivoire. Le malheur du Burkina c’est son manque de constance dans les projets structurants. Les rails sont moyens chers, mais nos politiques du développements sont toujours insuffisants. Du directeur au ministre, ils manquent toujours de la volonté et en plus ils veulent toujours ce qui ne coûtent rien. Le Burkina depuis les indépendances pouvait développer le réseau routier et ferroviaire rapidement à cause de ses proximités des pays voisins. La logistique est une création d’emploi inégalé partout dans le monde et rentable. J’espère que c’est fois ci ce projet ne dormira pas des terroirs. je ne comprends rien du plan des tracès qui part de WAGA-Manga-Tenkodogo-pô. Alors qu’on pouvait faire Waga-Kombisri-Manga -Pô - frontière du Ghana.
    Ensuite faire un raccordement de Manga - Zabré- Bagré-Tenkodogo - Béguédo, - Garango - Bittou- frontière Ghana-Togo. Si le PPP permet de financer le plan proposé, il peut également revoir un nouveau plan. Sinon avec le premier plan je me pose le sérieux du projet.

  • Effectivement les Burkinabe doivent suivre ce projet de près. Il faut l écartement standar international. Sinon Boolore va nous faire des rails d écartement non conventionnelle et le train s arretera a la frontière sans arriver au Burkina et c est eu encore qui vont utiliser leur logistique pour amener le fret. A bon attendeur Salut.

  • Ça Caca, vous avez raison. Mais c’est la politique de désenclavement qui veut ça et votre proposition rejoint finalement le tracé que vous proposez. Merci de votre éclairage.

  • Non Caca c’est un vieux projet de la révolution d’Août 1983. L’idée est des présidents Thomas Sankara et J J Rawling. Il y avait également un projet de Pipe Line, une défense et une économie commune. Blaise Compaoré n’a crée aucun programme dans sa vie. Ces 27 ans de pouvoir furent tout simplement ,à mal raccommoder les projets de Thomas Sankara.

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