Aéroport de Donsin : Les travailleurs inquiets pour l’épanouissement des Burkinabè

Publié le lundi 11 février 2019

Aéroport de Donsin : Les travailleurs inquiets pour l’épanouissement des Burkinabè

« Enjeux de la concession de l’aéroport international de Ouagadougou pour un développement sûr du secteur de l’aviation civile et l’épanouissement des Burkinabè : quelles stratégies pour la construction de l’aéroport international de Ouagadougou-Donsin ? ». C’est ce thème qui a réuni les syndicalistes et les travailleurs aéroportuaires, le samedi 9 février 2019 à Ouagadougou. Parrainé par Vincent T. Dabilgou, ministre des Transports, de la Mobilité urbaine et de la Sécurité routière, ce panel a permis aux participants de débattre des enjeux liés à la construction du nouvel aéroport international de Ouagadougou-Donsin.

Certains syndicats se sont inquiétés de la compression des employés et de la suppression des avantages avec la construction de l’aéroport de Donsin. Pour mieux défendre leurs droits, les employés sont venus s’informer des mesures prises par le gouvernement depuis la relance des activités de construction.

Pour Olivier Ouédraogo, secrétaire général de Confédération syndicale burkinabè (CSB), « nous ne sommes pas contre la construction de l’aéroport, nous sommes contre le braquage du patrimoine national. Nous voulons une indépendance réelle de notre nation ». Sa position a été acclamée par les participants qui attendent des mesures concrètes de la part du gouvernement.

De son côté, Hamed Lamizana, secrétair général du Syndicat unique de la météorologie et de l’aviation civile et assimilés (SUMAC), a déclaré que « la construction de l’aéroport international de Ouagadougou-Donsin aura des conséquences aussi négatives que positives (…). Elle doit conserver les intérêts moraux et matériels des Burkinabè ». Pour y arriver, il a demandé aux autres syndicats de se joindre à leur lutte, car dit-il, « c’est par la solidarité et la lutte qui nous arriverons à vaincre ».

Qualifiant la construction de l’aéroport de Donsin de « geste patriotique », Vincent T. Dabilgou, ministre des Transports, de la Mobilité urbaine et de la Sécurité routière, a demandé aux syndicalistes « d’accepter que le monde évolue ».

Selon ses explications, le gouvernement ne peut pas utiliser tout le budget pour un seul objectif. C’est ce justifierait, selon lui, le fait que le gouvernement ambitionne de recourir au service des privés pour la réalisation de l’aérogare. Face à ceux qui penseraient autre chose, le patron du transport a martelé que « l’aéroport n’a pas été bradé, nous pensons avoir un privé qui peut nous aider à bâtir l’aérogare. Je suis persuadé que le gouvernement va trouver les réponses qu’il faut parce que le projet est un projet commun ».

Edouard K. Samboé
samboeedouard@gmail.com
Lefaso.net

Messages

  • Voici des gens qui n’ont rien à faire, qui inventent des problèmes artificiels et s’invitent pour en débattre.

    • L’article n’énonce pas clairement les inquiétudes qui ont été formulées. S’agit-il du fait que la construction ait été cédée a un privé ? si oui dans/sous quelles conditions ca a été fait ? Donnez nous l’information.

  • Le Burkinabe meme est contre son propre developpement.

  • Les burkinabé eux même ne savent pas ce qu’ils veuent. Moi je pense que ces gens la parlent pour leurs propres intérêt et non celui de la nation...

  • Voila encore notre pays malaise et evoquant des inepsies. regardez un peu autour de vous.je veux parler de nos cousins comme le togo qui possede un airport moderns comme veux d,europes.pendant que nous nous restions avec une porcherie d,avant independance.

  • C’est quoi même le problème en français facile pour que je comprenne mieux. Autrement je ne comprends rien à ces inquiétudes à ce débat.

  • En français facile, ce sont des gens qui se sucrent a l’ASECNA, ANAM (Agence Nationale de la Meteorologie), ANAC (Aviation Civile), DAAN (Delegation aux Activites Nationale (???????)) et qui pensent qu’ils vont perdre leurs avantages. Ils se fichent pas mal du pays, c’est leurs poches qui les preoccupent.

  • Il me semble que l’inquiétude des travailleurs soit fondée. Le gouvernement envisage de recourir à un privé pour construire l’aéroport (l’aérogare), certainement dans le cadre d’un PPP.

    Sans doute ce contrat de PPP prévoira l’exploitation de l’aérogare par le partenaire privé durant une période pouvant aller jusqu’à 20 - 30 ans.

    Le problème qui se pose est que ce partenaire privé n’est pas obligé de maintenir les emplois des travailleurs actuels si le contrat ne l’y oblige pas.

    Et comme en matière de passation et de gestion de contrat, nos autorités n’ont pas forcément une bonne réputation alors il y a de quoi être inquiet. Il suffira par exemple que le partenaire privé propose aux travailleurs actuels de les ré employer à son compte avec un salaire équivalent à la moitié de leurs salaires actuels et vous pouvez imaginer la suite.

    • Merci pour cet éclairage. sinon en lisant l’article on ne comprend absolument rien. Bon .Mais dans la vie il faut toujours se préparer à toutes les éventualités. Il ne faut surtout pas compter sur nos gouvernants. Bonne chance

  • Et c’est la France qui aurait eu le marché de l’aérogare pour une exploitation semble-t-il de 30 ans.

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