Enseignement supérieur : les 15 meilleures écoles privées laïques reçoivent des bus

LEFASO.NET | Aïssata Laure G. Sidibé

Publié le jeudi 10 janvier 2019

Enseignement supérieur : les 15 meilleures écoles privées laïques reçoivent des bus

Après les universités et grandes écoles de formation publique, le CENOU et la SOTRACO, c’est au tour des 15 meilleures écoles privées laïques (dont l’USTA, l’Université Ouaga 3S et l’Université-Aube nouvelle), de recevoir des bus de la part de leur ministère de tutelle. La cérémonie de remise symbolique des clés a eu lieu le jeudi 10 janvier 2019, à Ouagadougou sous la houlette du directeur de cabinet du département en charge de l’enseignement supérieur, Théophile Tenkodogo.

La présente cérémonie marque une étape importante dans le partenariat entre le ministère en charge de l’Enseignement supérieur et les Institutions privées d’enseignement supérieur (IPES) à travers leurs faitières que sont l’Union nationale des établissements privés laïcs (UNEEP-L) et le Secrétariat national de l’éducation catholique. En effet, « l’accès à l’enseignement supérieur est l’une des missions du département en charge de l’Enseignement supérieur. Cet accès passe par la diversification et la multiplication des offres de formation mais aussi par l’amélioration continue de la qualité de ces offres », a dit le directeur de cabinet.

S’inscrivant dans cette dynamique, la Direction générale de l’enseignement supérieur a entrepris, depuis deux ans, un suivi-contrôle des activités pédagogiques et administratives des établissements, conformément aux articles 35, 36 et 37 du cahier de charges. De cette évaluation, quinze IPES ont été retenues comme étant les meilleurs établissements du pays.

Les bénéficiaires du don

« Ces activités qui aboutissent à un classement d’espèce, loin d’être une sanction, sont une invitation pressante à celles qui sont bien notées à garder le cap et à celles qui sont moins bien notées à œuvrer à la mise en œuvre des recommandations formulées afin d’être mieux notées lors des prochains contrôles », a précisé Théophile Tenkodogo.

Afin d’encourager les IPES à mieux faire, le département de l’enseignement supérieur a décidé, dans le cadre du projet « Acquisition de bus au profit des universités et grandes écoles de formation du Burkina Faso », de doter en bus les trois premières universités privées (l’USTA, l’Université Ouaga 3S et l’Université Aube nouvelle), les neufs instituts de très bonne qualité (l’Ecole supérieure de microfinance, l’Ecole supérieure polytechnique de Kaya, etc.) et les trois premiers instituts de bonne qualité (dont l’Ecole supérieure des travaux publics de Ouagadougou). La remise symbolique de clés est intervenue dans la matinée du jeudi 10 janvier 2019, au siège de la Société de transport commun (SOTRACO), à Ouagadougou.

Des étudiants soulagés…

Un geste bien apprécié par les étudiants qui étaient dans le besoin. « Par le passé, nous devions, pour la plupart d’entre nous, recourir aux services des commerçants qui nous louaient leurs cars au prix fort. Et parfois, certains de nos camarades ont dû dormir en rase campagne parce que le car qu’ils avaient loué était tombé en panne et qu’il fallait attendre que le dépanneur vienne de Ouaga », a confié le représentant des étudiants, Rachid Traoré.

Désormais, « ses camarades et lui » pourront aisément effectuer leurs voyages et sorties d’études à Ouagadougou et à l’intérieur du pays. Aussi, la dotation en moyens roulants ôte une épine du pied des promoteurs, car « très peu d’établissements privés disposent de cars pour le transport de leurs étudiants ». Reconnaissants, les étudiants ont adressé leurs vifs remerciements au ministre Alkassoum Maïga et invité les promoteurs à continuer d’améliorer la qualité de leur formation.

Un enseignement de qualité, le défi des promoteurs d’établissements

Mesurant la tâche qui leur incombe, le président de l’UNEEP-L, Issa Compaoré, a annoncé que des mesures ont été prises pour améliorer la qualité des prestations au sein des établissements ; parmi lesquelles la signature de la convention collective avec les partenaires et le renforcement des capacités à l’endroit des promoteurs et de leur personnel. « Nous avons particulièrement marqué notre adhésion au Réseau international de développement des établissements privés de l’espace CAMES pour partager les bonnes pratiques au sein de l’espace et faciliter l’apprentissage tant pour le personnel enseignant que pour nos étudiants », ajoute-t-il.

De ces mesures, d’énormes défis restent à relever, selon M. Compaoré, sans entrer dans les détails. Satisfait du don, il a réitéré ses remerciements au ministre Maïga et réaffirmé sa disponibilité à l’accompagner dans sa noble mission. « Nous ferons de ces bus un très bon usage et nous en ferons un moyen sûr pour l’amélioration de nos résultats », avant de promettre.

Du reste, c’est compte tenu des moyens limités que les quinze établissements bénéficiaires du présent don de bus ont été retenus.

Aïssata Laure G. Sidibé
Lefaso.net

Messages

  • Pendant que l’université mère se meurt faute d’infrastructures ?
    Ces privés se font suffisamment de sous pour pouvoir acheter des bus s’ils le veulent.
    Excès de zèle ? manque de lucidité ?

    • Ne voyez pas le diable partout ! Ce sont aussi des Burkinabè qui sont dans ces privés. Mieux, certains de ces instituts accueillent des étudiants des universités publiques. Donc, il n’ y a rien de mal en cela.

    • Il ya décidement quelque chose qui ne va pas dans nos tetes pourries d’africains. Vous avez fini de vous occuper du public ?

    • Donc selon toi, le publique à droit à tout et rien pour le privé. Quelle mentalité ? N’oublies pas que les écoles privées paient aussi les impôts et ont aussi le droit recevoir de l’état à partir du moment ou ce sont des burkinabés qui y sont formés. C’est plutôt de ton coté qu’il y’a manque de lucidité.

  • Mr Tony, les privés ne font que accompagner l’Etat dans ces efforts d’éducation et de formation. Certains font du profit et c’est leurs droits et même un devoir quand ce sont des opérateurs économiques. Seul l’Etat a la mission de former ses fils et tous ces fils. Qu’ils soient inscrits au privé ou au public. Les bénéficiaires finaux de ces bus ce sont des étudiants burkinabé et le Burkina Faso pour qui il travailleront à la fin de leurs formation.

  • Décidément il ya trop d’apôtre du diable qui voit tous en noir et partout. Les écoles publiques peuvent elles former tous ces diplômés qui sortent des lycées titulaires d’un bac. Imaginer un temps soit peu notre système éducatif sans l’apport des ces écoles privées..Il serait bien rabougri dépassé et surpassé.. les problèmes vécus a l’UO seraient bien plus grave et l’état serait en panne..Il faut supporté ces écoles qui pour certaines font du bon boulot en accompagnant l’état là ou il a démissionné ou peine a suivre le rythme. Les jaloux qui pensent que ces écoles se font du gros bénéfice sont en manque d’inspiration. Si l’affaire n’est pas rentable comment allons nous attirer des promoteurs a sy investir..Il ya trop de pensées rétrogrades sous nos cieux..il faut que le promoteur se fasse de gros sous et aussi propose des offres de formation de qualités supérieures

Un message, un commentaire ?

modération a priori

Ce forum est modéré a priori : votre contribution n’apparaîtra qu’après avoir été validée par un administrateur du site.

Qui êtes-vous ?
Votre message
  • Pour créer des paragraphes, laissez simplement des lignes vides.