Recherche scientifique : Le Centre national de la recherche scientifique et technologique (CNRST) s’ouvre au grand public

LEFASO.NET | Justine Bonkoungou

Publié le vendredi 7 décembre 2018

Recherche scientifique : Le Centre national de la recherche scientifique et technologique (CNRST) s’ouvre au grand public

Le ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche scientifique et de l’Innovation, Pr Alkassoum Maïga, a procédé à l’ouverture de la 3e édition des journées portes ouvertes du Centre national de la recherche scientifique et technologique (CNRST). C’était ce vendredi 7 décembre 2018 à Ouagadougou. La cérémonie a également été l’occasion d’inaugurer un nouveau laboratoire offert au CNRST par le Japon.

Cette année, c’est l’Institut de recherche en sciences de la santé (IRSS), l’un des quatre instituts du Centre national de la recherche scientifique et technologique (CNRST), qui abrite les Journées portes ouvertes (JPO) dudit centre. Le thème retenu pour ces 3e JPO est « Contribution de la recherche scientifique au CNRST à l’atteinte des objectifs de développement durable. »

A travers ces journées portes ouvertes, le CNRST souhaite non seulement mieux faire connaître les résultats des recherches au grand public, mais également aux décideurs et aux partenaires techniques et financiers. A travers ces journées portes ouvertes également, le CNRST souhaite créer un cadre d’échanges entre ses chercheurs et les utilisateurs des résultats de recherche et inciter l’éveil de jeunes scientifiques.

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De g. à dr, Hagrétou Sawadogo Lingani, Alkassoum Maïga et Maminata Traoré Coulibaly

Au menu de ces deux jours de portes ouvertes, des expositions de résultats de recherches, des conférences qui seront animées par les directeurs des quatre instituts pour montrer en détails les atouts, les résultats et l’expertise de chaque institut et leur contribution à l’atteinte des objectifs de développement durable, des événements spécifiques pour les élèves et étudiants qui auront la possibilité de visiter les laboratoires du CNRST, etc.

Le ministre en charge de la Recherche scientifique a salué la tenue de ces JPO qui permet de faire savoir au public qu’au Burkina Faso, les chercheurs cherchent et trouvent. « C’est un grand plaisir d’être à cette cérémonie, puisqu’on ne parle pas assez de la recherche. Les chercheurs ont tellement d’humilité que les résultats qu’ils ont, ils ne le mettent pas à la consommation du grand public. Il faut parler de cela, il faut se faire découvrir pour qu’on sache ce qui est en train de se faire, parce que ce sont des budgets qui sont consacrés à la recherche et ce serait bien que le peuple du Burkina Faso sache ce qu’on fait de sa contribution à la recherche » a laissé entendre Alkassoum Maïga.

Le CNRST en quelques chiffres…

Le CNRST, c’est quatre instituts que sont l’INERA, spécialisé en recherche agricole et environnementale ; l’IRSS spécialisé en recherche en santé publique et recherche sur les médicaments à base de plantes ; l’IRSAT spécialisé en recherches en énergie, technologie alimentaire, substances naturelles, mécanisation agricole et transformation des produits ; et l’INSS, spécialisé en recherche dans les domaines de l’éducation, sociologie, anthropologie, socio-économie, etc. Le CNRST compte 1 134 agents dont 834 hommes et 280 femmes, soit 25% de femmes.

Le CNRST, c’est également 200 à 250 articles par an, 300 fiches techniques et la contribution à l’encadrement de 100 thèses et 200 mémoires et 6 000 heures de cours chaque année en collaboration avec les universités publiques et privées. 200 à 300 formations certifiantes au profit des producteurs, des transformatrices sont également dispensées chaque année. Et ce, malgré les difficultés que rencontre le CNRST, notamment la question de l’insécurité foncière qui menace ses stations de recherches et aussi la faible valorisation des résultats de recherche.

C’est cette contribution indéniable du CNRST au développement du Burkina Faso que le Japon a bien voulu soutenir en offrant à l’IRSS un « laboratoire de recherches biomédicales et de phytomedécine ». C’est un bâtiment R+2 entièrement équipé et réalisé à hauteur d’un milliard 840 millions de F CFA. Il comporte neuf salles techniques, une salle de conférence de 250 places et deux salles de réunion de 50 places chacune.

Un geste du Japon apprécié à sa juste valeur par Alkassoum Maïga qui a demandé aux chercheurs de prendre bien soin de ce joyau.

Deux femmes directrices de recherche, une première au Burkina

Au cours de la cérémonie d’ouverture de ces troisièmes JPO, les chercheurs du CNRST, nouveaux inscrits sur les listes d’aptitude du CAMES, session 2018, ont reçu officiellement leurs toges. Au nombre de ces chercheurs honorés, Hagrétou Sawadogo/Lingani, directrice de l’IRSAT, et Maminata Traoré/Coulibaly de l’IRSS, toutes deux directrices de recherches, les premières femmes au Burkina Faso à atteindre ce grade le plus élevé.

Pour Hagrétou Sawadogo/Lingani, atteindre ce stade est une preuve que la femme, aussi bien que l’homme, a les aptitudes nécessaires pour aller loin dans les études ; il suffit pour cela de travailler avec sérieux et abnégation. C’est pourquoi, en tant que directrice de recherche, elle continuera à encadrer les jeunes chercheurs, notamment les jeunes filles, au sein de son institut.

Justine Bonkoungou
Lefaso.net

Messages

  • bravo pour l’article et merci au CNRST. voilà là où nous devrions consacrer notre énergie au lieu de la perdre avec les bouffeurs de politiciens

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