Tribune de Moussa ZERBO sur le besoin de grue dans la commune de Bobo-Dioulasso

Publié le mardi 6 novembre 2018

Tribune de Moussa ZERBO sur le besoin de grue dans la commune de Bobo-Dioulasso

En février 2018, je publiais une tribune sur la situation de l’économie bobolaise, un cri de cœur en faveur d’une capitale économique dont l’économie se mourait. J’attirais notamment l’attention des hautes autorités de notre pays sur la nécessité d’implanter une usine de textile dans la ville de Sya.

Aujourd’hui, ce cri de cœur a été entendu. En effet, le Gouvernement, à travers le ministre du Commerce, de l’Industrie et de l’Artisanat, Monsieur Harouna KABORE, a pris l’engagement d’installer une usine de textile à Bobo. C’était lors de la visite du ministre à Bobo en mi-février. Cet engagement est un pas important que je salue à sa juste valeur.

Aujourd’hui, je reviens avec un autre plaidoyer qui touche à la sécurité routière. Tout le Grand Ouest du Burkina ne dispose d’aucune grue de traction. En cas d’accident à l’intérieur ou à l’une des entrées de Bobo-Dioulasso (notamment sur les axes Bobo-Orodara et Bobo-Dédougou), le trafic est bloqué pour des heures, voire des jours. Plus grave, les véhicules accidentés délaissés sur la voie publique causent de nombreux accidents aux conséquences parfois incalculables. Je me suis entretenu avec des responsables sécuritaires de Bobo. Il ressort que le besoin est vraiment là, pressant.

La bonne nouvelle est que la capitale, Ouagadougou, possède cinq grues. Le Ministère des transports en a également offert une à la mairie de la ville, ce qui porte le nombre à six engins.

Je plaide donc auprès de l’Office national de la sécurité

routière (ONASER), auprès de la mairie de Ouagadougou, et auprès des autres structures concernées, pour qu’une grue soit mise à la disposition de la Police municipale de Bobo-Dioulasso. La gestion de l’engin peut être suivie, et même faire l’objet d’entente entre les deux communes.

Je suis persuadé que plusieurs problèmes auxquels nos collectivités sont confrontées, peuvent trouver des solutions plus efficaces et rapides à travers une solidarité et un partenariat internes. La coopération entre des arrondissements de Ouagadougou et ceux de Bobo-Dioulasso connait actuellement une certaine vitalité. Il faut continuer dans ce sens, et mettre l’accent là où nos villes sœurs se complètent.

Ouagadougou, le 06 novembre 2018
Moussa ZERBO,
Député à l’Assemblée nationale
Email : zerbom@ymail.com

Messages

  • Le ZERBAL, il faut louer des grue avec les privés.
    Si l’état doit tout faire, qu’est ce que le privé aura ?
    Admettons que la mairie veuille en acheter, encore faut il que les populations de Bobo acceptent payer les taxes pour qu’il y ait entrée d’argent.
    Eh ZERBAL Chabri !

    • Si la réponse de Tanga à Zerbo est celle de parents à plaisanterie, rien à dire. Dans le cas contraire c’est bien d’impliquer le privé mais il faut aussi une gestion équilibrée du public. Si à Ouaga il existe effectivement 6 grues et que Bobo ne dispose d’aucune et le besoin se fait sentir, il faut penser à une solution et Mr Zerbo en propose une...
      Merci pour la contribution de Mr ZERBO.

  • Merci honorable pour cette réflexion qui est très pertinente. C’est tellement évident de mutualiser certains biens que je ne comprends pas qu’on doive attendre d’être interpellé. C’est le genre d’interpellation à faire et à refaire. Utiliser également les émissions interactives des radios communautaires pour vous faire entendre. Ce n’est pas une question d’opposition mais de citoyenneté.

  • J’ai vécu 7 ans à Bobo Dioulasso. Je suis actuellement à Ouaga. Ce qui me choque le plus à Bobo, c’est le manque d’infrastructures routières. Aujourd’hui, Bobo est grand et de quartiers entiers semblables à ceux de Ouaga manquent de routes, c’est hallucinant !!
    L’État central gagnerait à créer 2 ou 3 pôles de développement (agglomerations)et ne pas tout miser sur Ouagadougou. Au Rawanda, par exemple, la 2eme ville est tout aussi développée que la capitale, Kigali. Un pays ne se développe à partir d’une seule ville mais au moins de 2.
    Quant au cri de coeur de l’honorable Zerbo, il est bon à prendre mais je me méfie des hommes politiques. Je ne pense pas que le gouvernement ait décidé d’installer une usine de textile à Bobo Dioulasso en réponse à l’appel de Zerbo ; un peu de serieux quand même. Bravo à lui tout de même !
    Quid des des députés des Banwa, la premiere province agricole du pays (et de loin) qui manque encore de routes bitumees ! Desenclaver les Banwa et c’est la sécurité alimentaire du Burkina qui s’ en trouverait améliorée.
    Sawadogo

  • Merci honorable pour cette remarque particulière.Une fois l axe Bobo Ouaga bloqué,il faut contourné les petits jusqu a l entrée Banfora Bobo.

  • Je crois que la mairie de bobo doit travailler pour l’acquisition de ces grues ,l’Etat ne peut pas tout faire ,qu’est ce que la mairie de bobo a deja entresis pour que l’Etat vienne en aide,les cinq grues de la mairie de ouaga n’ont pas ete achetees par l’Etat

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