Société de transformation des fruits et légumes : 4,7 milliards de F CFA pour achever la construction de l’usine

LEFASO.NET | Issoufou Ouédraogo (stagiaire)

Publié le samedi 20 octobre 2018

Société de transformation des fruits et légumes : 4,7 milliards de F CFA pour achever la construction de l’usine

Le ministre de l’Economie, des Finances et du Développement et le président de la Banque d’investissement et de développement de la CEDEAO (BIDC), ont procédé, ce vendredi 19 octobre 2018, à Ouagadougou, à la signature d’un accord de prêt de 4,7 milliards, pour le financement complémentaire du projet de construction de l’usine de transformation de tomates et de mangues de Loumbila. Ce financement permettra la reprise des activités de la Société de transformation des fruits et légumes (STFL) et contribuera à la dynamisation de l’économie nationale.

4,7 milliards de F CFA, c’est le montant du prêt octroyé par la Banque d’investissement et de développement de la CEDEAO (BIDC) pour le financement complémentaire du projet de construction de l’usine de la Société de transformation des fruits et légumes (STFL). Cet accord de financement aidera à la reprise des activités de la société située à Loumbila et participera à la dynamisation de l’économie nationale.

Le financement de la BIDC contribuera à l’acquisition des équipements complémentaires de production, en vue d’automatiser certaines opérations critiques ; l’installation de centres de prétraitement de la tomate sur les sites de production pour ainsi réduire les pertes liées aux transports ; la création d’emplois industriels locaux et l’achèvement des travaux du génie civil.

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participants

Pour Mamman Bashir Ifo, président de la BIDC, « le Burkina Faso est un pays très important pour la BIDC, et à ce titre, le devoir de la banque est d’accompagner le Burkina dans la réalisation de ce projet de développement et la banque pense que ce projet aura un impact très positif pour le milieu rural ».

Ce fut l’occasion pour le gouvernement de rappeler que la création de cette société a pour objectif de transformer quotidiennement 250 tonnes de tomates et 240 tonnes de mangues. La mise en route de cette usine va procurer des revenus aux producteurs de mangues et de tomates, ce qui contribuera à améliorer la contribution de l’industrie au développement de l’agriculture.

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Ministre du commerce representant le gouvernement

Présent à cette cérémonie, le ministre du Commerce, de l’Industrie et de l’Artisanat, Harouna Kaboré, a soutenu que « ce financement complémentaire pour la réalisation de ce projet STFL était tant attendu ». Il se réjouit à l’idée que cette société permettra de créer de nombreux emplois.

Créée en 2009 et implantée à Loumbila, la Société de transformation des fruits et légumes (STFL) vise à accompagner les acteurs des filières fruits et légumes en offrant la possibilité d’écouler les productions et de disposer sur place des infrastructures pour accélérer la transformation des produits.
La production alternée de mangues et de tomates, suivant la disponibilité de la matière, permettra d’assurer une continuité d’exploitation sur au moins huit mois, ce qui améliore la rentabilité des différents investissements.

Issoufou Ouédraogo (stagiaire)
Lefaso.net

Messages

  • Vraiment quel endettement inutile et inopportun ! Revisitez l’étude de faisabilité de la création de cette étude et vous verrez que c’est une grosse erreur : choix du site et rentabilité...croyez vous que les producteurs accepteraient de céder leur tomate à 35F le kilo ? Oui c’est le prix si l’usine veut être rentable. Quelles sont les zones de production pour ravitailler l’usine en tomate ou mangue ? Il faut les créer et la production pour la transformation est différente de celle qui va directement au marché(coût de production réduite au maximum : vitale).
    Le mal étant fait, commençons cette prospection car nous nous rendrons compte en moins d’une année de fonctionnement que cette usine mettra la clé sous la porte.
    Que ceux qui entendent ....agissent !

    • Je suis parfaitement d’accord avec monsieur Sib Pa Yib, je ne crois pas que Loumbila est la zone de production de mangue et de tomate du Burkina, on a eu l’expemple avec Danfani qui est situer à Banfora zone de production de la mangue et qui marche parfaitement très bien si même qu’il n’arrive pas répondre a la demande avec leur jus de qualité.
      je suis desolé de voir que le Burkina continue de s’endetter auprès des bailleurs de fond pour des investissements à perte. qui a fait l’étude de faisabilité de cette usine ? quelles sont les sources des matières premières comme la tomate et la mangue ? le problème au Burkina est que tout est politisé mais pour l’installation d’une usine les gens veux toujours que sa soit dans leur province ou autre enfin de dire a la population que c’est leur contribution et non celui de la nation toute entière. ils vont attendre que la campange politique commence pour la suite des travaux.

  • Traitement alterné de tomates et de mangues. Tenant compte la culture en termes de valeurs et idéologie en matière d’hygiène, les risques de retrouver des traces de tomates dans les jus de mangues sont quasiment certaines. Alors, mettez un accent sur ce volet à travers la formation et le suivi du processus de production avec toute la rigueur qui sied. Autrement, ce sera un investissement à perte. Sapience.

    • A Sapience, Pour votre information, l’usine est doté de deux lignes séparée. Celle de mangue et celle de la tomate. Etant donné que les périodes de production ne sont pas au même moment, c’est peut être du à ça qu’il parle de traitement alterné.

  • On ne met pas autant d’argent dans une unité de transformation pour commencer. pour ce genre de projet 1 million de dollar c’est a dire 500 millions CFA suffit pour le début. Apres c’est l’entreprise elle même qui doit s’auto grandir si l’étude de marché est bien faite. Vous êtes déjà en faillite.

  • Honteux et la honte continue !
    De même, continuent la prime au vol, à la corruption et au détournement en grand et à ciel ouvert.
    C’est dire, qu’avec de telles pratiques et méthodes, ce pays n’a aucun avenir et ira à veau l’eau. Il restera cette néo-colonie voulue par les féodaux obscurantistes et bourgeois compradores de tous poils.
    Disons nous la vérité : cette usine a été voulue par la volonté de tout le régime Compaoré (actuel MPP et CDP au pouvoir à l’époque) ; un régime d’affairisme corrompu et de choix économiques criminels sous l’égide du satrape Compaoré aux ordres de la Françafrique ; c’est-à-dire l’impérialisme français dans son pré carré africain et du Franc Cfa.
    On savait que ce projet n’était pas viable ; mais toute la pourriture CDP et aujourd’hui MPP, a par choix d’inspiration ethniciste réactionnaire, préféré voir cette unité industrielle installée à Loumbila plutôt qu’ Bobo ou Banfora ou Orodara là où les mangues et autres productions fruitières pourrissent dans les vergers faute de structures de transformation sur place.
    Ici la corruption, l’incompétence, l’absence d’une vision intégrée de l’aménagement du territoire conjuguées avec des choix de l’ethnicisme réactionnaire, ont dicté l’installation de cette unité dans une région dénuée de toute production fruitière. Ici l’ethicisme féodo-réactionnaire alimente le vol, les détournements de fonds et l’endettement-pillage néocolonial du pays au seul profit des élites criminelles et pourries de cette néocolonie qu’est devenue le Burkina-Faso.
    Alors rien d’étonnant donc de voir aujourd’hui la bancocratie mafieuse ouest-africaine (CEDEAO (BIDC)) réinjecter de l’eau et du gaz dans cette pompe à fric qui reste à démanteler. On croirait (les photos en disent long) les traites au pouvoir, missionnés à empêcher tout développement du Burkina-Faso.
    Na an lara, an sara !
    La Patrie ou la mort !

  • Les échéances électorales s’approchent. Alors, on resuscite les vieux cadavres. Tant pis si la charge de la dette continue de peser sur les pauvres burkinabé et sur le prochain gouvernement qui sera issu des élections de 2020. Le qualificatif de pays pauvre très endetté ne fait plus honte à personne.

  • On dirait que le gouvernement du prersident Kabore ne semble pas comprendre qu’il est quelque fois mieux de mettre fin a l’entetement. Il est en train de "jeter du bon argent apres du mauvais". Pour une question d’amour propre ou orgueil mal place, il refuse de transplanter l’usine et tpus ses hommes ou les mangues et les tomates poussent mieux : la region:du sud ouest.

    Mais malgre tout, je souhaite un grand succes a la nouvelle entreprise, au grand bonheur du peuple burkinabe !

  • On aimerait savoir au final combien de milliards pour ce superbe éléphant blanc aux portes de la capitale. On n’investit plus des dizaines de milliards pour faire tourner une usine 8 mois par an. Il y a un manque de vision ! Cette usine doit fonctionner 12 mois sur 12. Si on organise les producteurs, on peut produire la tomate 12 mois sur 12. Mais, d’autres spéculations peuvent être développées : purée de piment ou de poivron, de gombo, confiture, jus de moringa, etc. Maintenant, quid de sa rentabilité ? Si on se réfère à l’internaute 1, qui va produire et vendre à 35 F du kilo ? C’est travailler pour s’appauvrir et voire s’endetter. Un paysan à ce prix ne peut couvrir ses charges. Au delà, pourquoi pas être visionnaire et faire une vraie chaine de valeur en transformant des produits bio made in Burkina ?

  • Dommage que Madame la Ministre soit embarqué dans ce projet qui ne tiendra pas pour les raisons suivantes :
    1-l’approvisionnement de l’usine : le site du projet (Loumbila) n’est pas une localité où la production de tomate et de mangue est de grande qualité. Le problème d’approvisionnement se posera alors.
    2- le coût du transport : le site n’étant pas sur une zone de forte production, le transport de la matière première entraînerait des coûts supplémentaires à la production.
    3-la concurrence : loumbila a l’avantage d’être proche du grand centre de consommation (Ouagadougou) et de l’aéroport de donsin. toute foi, il,est à noter que les patte de tomate importée son moins chère sur le marché. cette usine ne pourra donc pas être compétitif

  • Quelqu’un peut il me m’éclairer sur le devenir du terminal fruitier de Bobo ?

  • Chaque fois ce sont des prêts à rembourser par le contribuable. Le meilleur développement est le développement autocentré mais hélas. On sourit devant les caméras parce qu’on a contracté un prêt. C’est dommage.

  • Chers lecteur, le projet est louable. selon moi il faut mettre l’homme à la place qu’il faut. Selon les dires du journaliste c’est un vieux projet ça date de 2009. Mais l’ouest ou le sud-ouest ou le nord n’est loin du centre.

  • On a pris bien pris connaissance des arguments des uns et des autres sur la localisation de l’usine (Loumbila n’étant pas forcément la première en production maraichère et fruitière), sur le coût du transport de la matière première, etc. Cependant, au regard du niveau d’avancement des installations, qu’el est le moindre mal pour le Burkina ? Abandonner totalement le site actuel ? Démonter ce qui est déjà fait et aller reconstruire ailleurs, ce qui implique d’autres études préalables et des négociations de financement ? Je ne suis pas sûr que de telles options permettent à notre pays de voir un début de solutions aux problèmes de bradage de nos produits maraîchers ou de pertes de grandes quantités étant donné que la tomate et la mangue sont des produits périssables à court terme ! Je crois qu’on gagnerait à laisser achever le projet sur le site actuel et demander aux structures faîtières des producteurs agricoles de jouer leur rôle de contrôle pour que l’unité soit bien gérée et que sa rentabilité soit établie à moyen terme ! Le régime Compaoré a mis 10 ans et n’a pas achevé cette usine. Les autorités actuelles feront aussi leur preuve et le peuple avisera en son temps !

    • Pas d’accord avec ce point de vue. S’il y a des erreurs d’investissement, il faut se départir de ces erreurs et envisager des choses viables.J’ignore le montant déjà investi mais 4,7 milliards est une somme pouvant plus utile ailleurs que dans ladite usine où tout le monde y voit un mauvais investissement.
      La dette de ce montant est au compte du pays et des contribuables mais la totalité entrera-t-elle dans cette usine ? Corruption, détournement et autres sont impunis de fait au Faso que de tels projets mal ficelés sont révoltants.
      Dix ans...., certains matériaux sont déjà déclassés avant le démarrage de l’usine. Ce nouveau montant pouvant créer une ou deux nouvelles usines bien pensées ;
      L’avenir nous dira la vérité....

    • Je respecte votre désaccord sur mes arguments mais vous avez au moins l’honnêteté intellectuelle e reconnaître que vous ne savez pas ce qui a été déjà investi dans ce Projet. Alors, avant de faire vos propositions, cherchez donc à savoir combien de milliards ont déjà été investis et s’il est intelligent de démonter toutes ces machines pour les réinstaller ailleurs !! Merci au moins pour votre honnêteté en reconnaissant vos limites en matières d’informations financières sur ce projet !

    • Ton usine ne sera jamais rentable ! Alors, pourquoi jeter quelques milliards de F CFA en plus par les fenêtres ? Jusqu’à présent, aucune étude sérieuse n’a été démontrée de sa rentabilité. A l’heure des TIC, rien de plus facile de mettre le business plan en ligne s’il est en ligne et des internautes comme moi peuvent apporter leur contribution pour relever les défis si c’est possible. Plus grave, on ne peut se permettre de la faire tourner 8 mois sur 12. Il y a un manque de vision du ministère de l’agriculture qui pourrait organiser les paysans pour produire 12 mois sur 12 des tomates, piments, et, autres spéculations à haute valeur ajoutée, etc. que l’usine peut transformer. Pour accroitre la valeur ajoutée, se focaliser sur les produits certifiés bio pour le marché local et régionaL
      Alors, les paris sont ouverts d’un futur éléphant blanc. Je parie qu’au 1er janvier 2025,qu’elle sera fermée si l’inauguration a lieu d’ici là car cela fait déjà 10 ans de chantiers ! Le plus économique serait encore de prendre un bulldozer et de tout raser !

    • Quelles machines ont été installées ? rien à ma connaissance. Les investissements réalisées sont des bâtiments non finis et autres hangars dont certains ressemblent déjà à des ruines et le reste a été dilapidé par qui vous savez ! Si je me souviens bien, le cumul de l’argent gaspillé doit atteindre près de 10 milliards. Un très beau éléphant blanc après celui de Savana et autres !!! Soyons sérieux !

    • A l’intention de Soyons Sérieux. Pour votre information, toute la partie équipement de l’usine est en place et déjà installé en partie. Faites un tour et vous verrez, même à partir de la voie, vous verrez un certain nombre d’équipement installé. Le plus gros des activités qui restait si je me trompe c’est la finition de la partie génie civile, l’unité de traitement des effluents....

    • Le Monsieur "Soyons sérieux" n’est ni sérieux ni honnête ! On lui demande de s’informer avant de faire des affirmations gratuites sur ce Projet. Si le régime de Blaise Compaoré a passé son temps à insulter les producteurs maraichers et arboriculteurs, laissons alors les autres concrétiser et on se donne le temps de critiquer la suite ! Je reste sur ma position : les burkinabè comme ce monsieur "Soyons sérieux" doivent cultiver l’humilité de reconnaître qu’ils ne connaissent tous les contours de tous les projets dans leur pays. C’est ça le vrai mal ! Voyez depuis un bout de temps, tout le monde au Burkina est spécialiste sécurité et défense nationale !! Quelle honte !

  • "Le plus économique serait encore de prendre un bulldozer et de tout raser !"
    Mon ami, tu dois avoir quel âge pour parler ainsi ?

  • Pourvu que cette société ne finisse pas comme l’ex SAVANA , sic. Vraiment est-ce que nous faisions des projets pour la rentabilité le long terme ?

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