Fonds fiduciaire du Codex Alimentarius : Le Burkina bénéficie d’une deuxième phase

LEFASO.NET | Tiga Cheick Sawadogo

Publié le vendredi 12 octobre 2018

Fonds fiduciaire du Codex Alimentarius : Le Burkina bénéficie d’une deuxième phase

Ce 11 octobre 2018, le Burkina Faso a officiellement lancé la phase 2 du Fonds fiduciaire du Codex Alimentarius. Avec le soutien de la FAO et de l’OMS, le projet de trois ans vise, entre autres, à permettre au pays de participer à l’élaboration et à l’harmonisation des normes en matière de sécurité sanitaire des aliments et à favoriser la compétitivité de ses exportations.

La sécurité́ sanitaire des aliments est de plus en plus reconnue comme un aspect important de la sécurité́ alimentaire compte tenu de son impact sur la santé et l’état nutritionnel des populations, ainsi que sur l’accès au marché́ et la réduction de la pauvreté́. Pour assurer cette sécurité sanitaire des aliments, un organe international, la commission du Codex Alimentarius, a été créé depuis 1963 pour élaborer les normes alimentaires dans le cadre du Programme mixte FAO -OMS sur les normes alimentaires.

Ce, dans l’optique de garantir des denrées alimentaires sures et saines. Les normes, directives et recommandations du Codex alimentarius constituent les points de référence pour les exigences internationales en matière de santé et de sécurité sanitaire des aliments. Le Burkina Faso a adhéré à la commission en octobre 2012 avant de mettre en place le comité national en mai 2014.

Selon la représentante résidente de l’OMS, les estimations mondiales sur les maladies d’origine alimentaires publiées en 2015 montrent que la charge des maladies d’origine alimentaires constitue un problème de santé publique. Cela est encore plus vérifié en Afrique.

“La protection de la santé humaine sur le marché alimentaires mondial actuel est donc un défi important. L’élaboration des normes alimentaires est un moyen d’améliorer la sécurité sanitaire des aliments et la nutrition”, a expliqué Dr Alimata Diarra qui a par ailleurs rappelé que d’autres pays examineront l’expérience du Burkina Faso sur la manière dont le Fonds fiduciaire du Codex peut contribuer à assurer l’engagement total et effectif des pays dans le Codex. Il est à noter que pour la deuxième phase, le Burkina est le 4e pays à bénéficier du Fonds.

En même temps que le respect des normes du Codex permet de garantir la sécurité sanitaire des aliments au profit des consommateurs, il permet d’assurer une croissance économique au pays, à travers des exportations de denrées sûres. Foi du Dr Bangagne Lassané, conseiller technique, représentant le ministre de la santé, les normes du Codex sont d’un double intérêt, pour la santé du consommateur, et pour l’économie nationale. Raison pour laquelle a-t-il insisté, il y a la nécessité pour le Burkina de faire de cette deuxième phase une réussite.

Pour Bertine Ouaro, directrice de la nutrition, par ailleurs présidente du Comité national du Codex Alimentarius au Burkina Faso, ce nouveau fonds va permettre une meilleure visibilité du codex au Burkina Faso, un rehaussement de la compréhension des normes alimentaires, une participation plus accrue du pays aux activités de normalisation des aliments, et une meilleure protection de la santé de nos populations.

Elle a poursuivi en précisant que déjà, la commission du codex alimentarius dans ses activités d’élaboration des normes alimentaires a acquis une notoriété, s’impliquant à protéger la santé des consommateurs mais aussi à faciliter les pratiques et échanges commerciaux sur la base normatives. Pour les années du projet, le comité national sera redynamisé au plan national, il participera également aux rencontres internationales pour défendre les positions du Burkina et rendre ses produits compétitifs. Des formations seront également assurées.

Des informations sur les origines du Codex Alimentarius, son organisation, son fonctionnement, les résultats obtenus, comment utiliser les normes du Codex pour assurer une meilleure sécurité sanitaire des aliments pour les consommateurs du Burkina et les partenaires commerciaux du pays. Ce sont les enseignements donnés aux participants à l’issue du lancement du projet du Fonds fiduciaire 2 du Codex alimentarius au Burkina Faso qui va durer trois ans.

Tiga Cheick Sawadogo
Lefaso.net

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