Enseignement supérieur du Burkina : le MESRSI, la seule structure qualifiée pour autoriser l’ouverture d’une filière de formation

Communiqué

Publié le mercredi 10 octobre 2018

Enseignement supérieur du Burkina : le MESRSI, la seule structure qualifiée pour autoriser l’ouverture d’une filière de formation

Il nous a été donné de constater que des regroupements professionnels tiennent des déclarations publiques tendant à remettre en cause la légalité et la légitimité du Ministère de l’Enseignement Supérieur, de la Recherche Scientifique et de l’Innovation (MESRSI) dans l’octroi des autorisations d’ouverture de certaines filières de formations universitaires.

Le MESRSI tient à rappeler qu’il est l’unique institution en charge de la mise en œuvre de la politique éducative en matière d’enseignement supérieur au Burkina Faso.

Le développement de l’enseignement supérieur dans notre pays a permis, ces dernières années, la formation dans des domaines pour lesquels il n’existait pas d’écoles au Burkina Faso, toute chose qui permet dorénavant de rapprocher les offres de formation des populations. Et dans le souci d’assurer une adéquation entre la formation et l’emploi, le ministère entretient des relations de partenariat avec les organisations professionnelles, si fait que leurs observations pertinentes et leurs avis éclairés sont pris en compte dans le plan de développement de l’enseignement supérieur.

Pour le cas spécifique de l’Ordre des Architectes du Burkina, il est à noter que l’organisation a été reçue en séance de travail au MESRSI le 31 août 2018. Au cours de cette rencontre, le ministère a réaffirmé son rôle de garant de la définition des filières de formations et de contrôle de la qualité des formations dispensées dans toutes les institutions d’enseignement supérieur du Burkina Faso. Il est la seule structure qualifiée pour autoriser l’ouverture d’une filière de formation dans l’enseignement supérieur.

Le ministère souhaite que, dans le cadre de cette collaboration, le rôle de chacun des partenaires soit bien compris, dans les limites de ses compétences. Il rassure les étudiants, les parents d’élèves et d’étudiants que la liste des établissements d’enseignement supérieur reconnus par le ministère peut être consultée aux adresses suivantes : www.mesrsi.gov.bf ; www.sig.bf.

Pour toute information complémentaire, prière appeler au 25 41 00 79.

Messages

  • Merci pour le rappel. Mais, il faut joindre l’acte à la parole. Avec la démission de l’Etat, il y a trop de pourriture de notre système éducatif, et à tous les niveaux d’études. Des commerçants ont envahi le secteur faisant passer leur business au devant de l’éducation et de la formation de nos frères et enfants. Et on s’étonne que leur niveau connaisse une chute libre sans vitesse initiale. Rappelez-vous de la merde que nos étudiants ont foutue devant la "macronie" à l’Université OUAGA1 Pr. Zoseph KI-Zerbo !

    • C’est precisement pour eviter ce qui s’est passé avec Macron que ce rappel du Ministere est la bienvenue. Et egalement pour mettre un frein aux commerçants vereux qui ouvrent des etablissements n’importe comment.

  • Le MESRSI est certainement la seule structure habilitée à embaucher les sortants des écoles qu’elle seule est habiliter à autoriser l’ouverture.
    Chacun doit jouer son rôle. Il y a de la complémentarité dans ces rôles. Cette sortie pour montrer du muscle à l’égard des organisations professionnelles est vraiment regrettable.
    De cette arrogance découle l’impossibilité de trouver des places de stages pour les apprenants. Des jeunes issus d’enseignement et de formation technique sans avoir effectué le moindre stage en entreprise et le Ministère vient bomber la poitrine.
    Bonne suite

  • Bonjour chers tous.

    Cette guéguerre n’a pas lieu d’être. Elle me semble inopportune. Le seul censeur et maître d’ouvrage de la formation qui au demeurant va au-delà des enseignements qui sont dispensées, c’est le MARCHE DE L’EMPLOI. Malheureusement les universités publics traînent les pieds (du fait des lourdeurs.....) et ne semblent pas en phase avec le terrain qui doit pourtant commander la manœuvre. Un tour dans nos mines et un relevé des nationalités des occupants des postes nécessitant une certaine technicité achève de convaincre qu’il faut des réformes qui tiennent compte de la demande et une collaboration sans a priori des grades arrachés de hautes luttes au CAMES.

    Sans vouloir offenser mes enseignants et maîtres, il est essentiel de rappeler que la reconnaissance par les MESRSI doit sanctionnée par une RECONNAISANCE par le marché, et en la matière, les organisationnelle professionnelle jour un rôle essentiel.

    QUITTER dans « Le MESRSI tient à rappeler qu’il est l’unique institution en charge de la mise en œuvre de la politique éducative en matière d’enseignement supérieur au Burkina Faso. » et ENTRER en collaboration et les acteurs de la communication du MESRSI ne laisse plus transparaître ces mise au point qui frise l’arrogance. Que faut une politique lorsque toutes les parties prenantes ne sont pas phase. Il faut travailler à l’amélioration de l’efficacité de l’action publique en matière d’enseignement supérieur, pour le bénéfice de tous sans exclusion aucune et une communication bien à propos.

    Il faut plus que l’avis du marché et des organisations professionnelles dans la formulation des curricula, dans l’enseignement, puis la formation et la capacitation des sortants de notre système éducatif.

    Je présente par anticipation mes excuses à tous que j’aurai offensé.

  • je pense que les ordres, bien que nécessaires au Burkina, exagèrent. Nous avons vu que les architectes bâclent les études parce qu’ils ne veulent pas s’associer, ou bien payer les ingénieurs des autres corps d’état. Les pharmaciens se sont mués en commerçants au détriment de leur déontologie. Et gare au médecin ou préparateur en pharmacie qui veut ouvrir une pharmacie. Paradoxe,leurs grossistes ne sont pas pharmaciens de formation. Les ordres au Burkina égale monopole. Ils doivent mettre l’accent sur le suivi contrôle de l’activité interne à l’ordre mais ouvrir l"activité à tout le monde avec des conditions strictes sur la qualité du personnel et du service(on me dira que c’est sensible mais qu’est ce qui n’est pas sensible). Celui qui a des moyens doit pouvoir ouvrir un hôpital privé avec des contions claires et un contrôle permanent de l’ordre des médecins. Sinon,à ce rythme,le mil sera vendu , je dis bien vendu, seulement par des ingénieurs agronomes,l’huile par les chimistes, les vélos et voitures par des ing mécaniciens, les cahiers par des bucherons diplômés.... l’ordre d’accord mais sans monopole ni blocage des jeunes et du métier.

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