Suspicion de fraude au recrutement des Instituteurs adjoints certifiés : Il n’en est rien, selon le ministre de l’Éducation

LEFASO.NET | Par Dimitri OUEDRAOGO

Publié le vendredi 10 août 2018

Suspicion de fraude au recrutement des Instituteurs adjoints certifiés : Il n’en est rien, selon le ministre de l’Éducation

Le ministre en charge de l’Éducation, Stanislas Ouaro, a révélé, ce vendredi 10 août 2018, que les suspicions de fraude au concours de recrutement des Instituteurs adjoints certifiés (IAC), session 2018, ne sont pas réelles. Au cours d’une conférence de presse, le ministre a expliqué qu’après les révélations du journal « Courrier Confidentiel », des vérifications impliquant le média n’ont pas permis de déceler des fraudes organisées comme le prétendait le canard. Toutefois, a noté le ministre, l’enquête a permis de déceler quatre candidats inscrits avec de faux diplômes. Ils sont entre les mains de la gendarmerie.

Il n’y a pas de quoi fouetter un chat ! C’est ce qu’on peut dire des résultats des enquêtes portant sur les suspicions de fraude au concours de recrutement des Instituteurs adjoints certifiés (IAC). Dans sa parution du mercredi 25 juillet 2018, le journal « Courrier Confidentiel » évoquait des irrégularités et même des combines dans l’organisation du concours direct de recrutement sur mesure nouvelles de 1 500 IAC. Ce vendredi 10 août 2018, le ministre de l’Education, Stanislas Ouaro, a assuré qu’après vérification, il n’en est rien. Pour avoir le cœur net sur les allégations, le ministre a laissé entendre qu’il a travaillé en tandem avec le ministère de la Fonction publique et l’auteur de l’article. Une série de vérifications sur toute la chaîne a été effectuée.

La cellule de vérification a aussi confronté la liste des admissibles publiée par communiqué à celle des candidats ayant pris part à l’oral d’admission. Il s’est donc révélé qu’aucune information relative aux cas de fraude n’a été enregistrée. Néanmoins, note le ministre, il est ressorti du contrôle effectué tout au long du processus de recrutement, des cas d’irrégularité qui pourraient s’apparenter à des tentatives de fraude. Ils ont été traités comme telles.
Il se trouve que quatre candidats ont fourni, dans leurs dossiers, des diplômes appartenant à d’autres personnes. Ces candidats ont été retirés de la liste et transférés à la gendarmerie. C’est elle qui est chargée de poursuivre les investigations nécessaires.

Au cours de la conférence de presse, le ministre a saisi l’occasion pour rendre hommage à la presse pour le travail de veille qu’elle effectue. Pour lui, cela permet à l’administration de corriger les imperfections. Toutefois, il a invité les hommes de plume à creuser davantage pour vérifier les informations. Il s’est dit aussi ouvert à d’autres éléments de preuve.

Dimitri OUEDRAOGO
Lefaso.net

Messages

  • Il faut que nos journalistes évitent d’être des vendeurs de fausses informations. Sinon un jour un journal écrira que le poisson est un oiseau qui vole et les facekookers vont croire.
    Merci aux deux ministres pour l’information.
    Honte au courrier confidentiel.

  • PAYS BIZARRE.NORMALEMENT CE N’EST PAS AU MINISTRE DE SORTIR DÉMENTIR.POUVAIT-IL DIRE LE CONTRAIRE ?C’ÉTAIT A LA GENDARMERIE OU LA JUSTICE DE SORTIR NOUS DIRE QU’APRÈS DES ENQUÊTES APPROFONDIES TOUT N’est que rumeurs.

    • Pourtant je ne trouve rien de bizarre à ce que le ministre de tutelle de ces nouveaux IAC vienne donner son point de vue sur cette tentative de fraude d’autant que ton ministre de la fonction se tait,ta gendarmerie reste muette alors que tu sais pertinemment que si aucune autorité ne s’exprime vite sur le sujet,les spéculations iront bon train.On se connait au Faso,tu seras même le premier à dire qu’on nous cache quelque chose.Donc le ministre est dans son rôle.Par contre je trouve bizarre le comportement du journaliste qui avait lancé la bombe.Etant associé directement à l’enquête,il aurait pu nous revenir avec un autre article dans son journal mais que nenni.Malgré tout,félicitation à lui car il y a quand même eu fraude puisque des candidats auraient concouru avec des diplômes ne leur appartenant pas

  • .
    On est en droit de supposer que les quatre fraudeurs retirés de la liste seront remplacés, mais par qui ? On est impatient de connaître les noms des quatre "bénéficiaires" de ce contrôle.

  • mr Ouaro vous n’avez aucune credibilite pour vous exprimer de facon convaincante sur cette question car on vous a vu dans des circonvolutions pour expliquer l’exclusion, la rhetorique identitaire qui est votre politique sans veritable argument.

  • Merci au Ministre et merci au "Courrier confidentiel" ! Je vous le dis et je vous le répète, le ministre de la fonction publique doit initier une grande enquête sur les diplômes des fonctionnaires actuels ; à commencer par le MINEFID, c’est urgent ! Beaucoup sont venus avec des faux diplômes de la Côte d’Ivoire et ils sont pleins au MINEFID. Le Président Rock doit prendre les choses au sérieux à ce niveau là !

  • Je suis entièrement d’accord. Le mérite du journal c’est avoir lever le lièvre. Dès lors qu’on a trouvé des cas de faux diplômes, de toute façon il t’a tellement d’informations qui circulent sur non seulement l’usage frauduleux de diplômes comme cela a été identifié ici mais aussi l’usage de faux diplômes dans la fonction publique. En cela, il est nécessaire de lancer une enquête d’envergure nationale aussi bien au sein de la fonction publique que au niveau de la douane et de tout le reste. Alors, il faut être courageux et lancer cette vérification.

  • S il y a fraudes,je vous conseille de voir du côté du parti dont les candidats ont fraudés en 2015.Vous voulez une adresse ?A la mairie de l arrond 07 de ouaga.l organisateur des fraudes de 2015,condamné a 12 mois fermes est le maire upc du 07.Un chat ne change pas sa façon de s asseoir

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