Conseil supérieur de la communication : Mathias Tankoano veut travailler avec tout le personnel, « rebelles » comme « loyalistes »

LEFASO.NET | Par Marcus Kouaman

Publié le jeudi 9 août 2018

Conseil supérieur de la communication : Mathias Tankoano veut travailler avec tout le personnel, « rebelles » comme « loyalistes »

Après la prestation de serment du collège des conseillers du Conseil supérieur de la communication (CSC) le 3 août dernier devant le Conseil constitutionnel, Mathias Tankoano, président entrant, a été installé officiellement dans ses fonctions. La cérémonie de passation de charges est intervenue ce jeudi 9 août 2018, au siège de l’institution, sous la présidence de Paul Kaba Thiéba, Premier ministre.

Le vice-président exerçant la plénitude des attributions du président du CSC, Désiré Comboigo, a officiellement passé le gouvernail du navire battant pavillon CSC au président entrant de l’instance de régulation des médias, Mathias Tankoano. Un navire traversé depuis des mois par une tempête sur laquelle le vice-président Comboigo est longuement revenu dans son allocution. « Ni l’arrêté du président du Faso, ni la loi organique réglant la dévolution des pouvoirs en cas d’empêchement du président élu ne feront plier les contestations des rebelles à la règle du droit », a-t-il lancé. Pour lui, ces insoumis se sont employés à saper son autorité et à l’empêcher de mener à bien sa mission en transformant le CSC en une cour du roi Pétaud (un lieu de désordre).

D’autres poursuites judiciaires ?!

Néanmoins, durant son intérim, de fin janvier 2018 à ce jour, « dans la douleur », M. Comboigo et l’équipe des conseillers qui ont prêté serment le 11 septembre 2014, en ce laps de temps, ont pu produire 35 arrêtés, 20 décisions , quatorze renouvellements de fréquences, une revalorisation de la base cotisante à la CNSS pour le personnel contractuel, un audit de la gestion 2017-avril 2018 par l’Inspection générale des finances (IGF).
A l’en croire, cet audit, fait à sa demande et sur recommandation du ministère en charge des Finances, a révélé « beaucoup d’indélicatesse », dont il se refuse de parler à cette cérémonie « car la justice édifiera tout un chacun ». Il n’a pas manqué de remercier ceux qui lui sont restés loyaux en privilégiant le bien-être de l’administration.

Après la signature qui marque le passage de témoin, le président entrant, comme pour détendre l’atmosphère, a marqué sa volonté de travailler avec tout le personnel quel que soit son camp. « Le personnel administratif du CSC, rebelles comme loyalistes, je peux travailler avec tout le monde », foi de Mathias Tankoano. Il veut aussi travailler avec les journalistes, les patrons de médias et d’agences de communication, ainsi que les personnes de bonne volonté.
Raison pour laquelle il a lancé un appel à l’endroit de tous ces acteurs afin de pouvoir surmonter « ensemble » les obstacles pour redonner vie à l’institution et offrir aux pays des Hommes intègres une presse libre et responsable.

Le Premier ministre, Paul Kaba Thiéba, tout comme le président du CSC du Niger, Dr Sani Kabir, représentant la Plateforme de régulation des médias de l’UEMOA et de la Guinée Conakry, a félicité le nouveau président de l’institution rattachée à la présidence du Faso. « C’est une lourde responsabilité que de présider le Conseil supérieur de la communication qui est une de nos principales institutions.
Cette institution a connu des dysfonctionnements aux cours des derniers mois qui ont un peu entaché sa capacité à assumer pleinement le rôle qui est le sien dans le fonctionnement de nos institutions », a-t-il indiqué. Il est convaincu que le CSC, avec cette nouvelle équipe, retrouvera la sérénité et l’enthousiasme dont il a besoin. D’où son appel au personnel à se mobiliser autour du nouveau collège des conseillers.

Marcus Kouaman
Lefaso.net

Messages

  • Après quelques larmes et des paroles pleines de rage, Monsieur Comboigo a plié officiellement bagage. Ouffff !!! On respire !!!!! Il demande de chasser des employés, n’importe quoi. Le premier rebelle c’est vous Monsieur Comboigo, et vous n’êtes pas étranger au chaos qui a régné au sein de l’équipe.
    Bon courage aux nouveaux conseillers, et que Dieu vous préserve de l’esprit de domination et de division.

  • Bon vent à Mathias TANKOANO. Que la sérénité revienne au CSC pour la bonne régulation des médias.

  • Premier couac ou faux pas de MT. Le Président sortant est en droit d’utiliser les expressions "rebelles comme loyalistes" mais pas lui. En le disant il le consacre à son tour et voici le pourrissement de la situation. Comme quoi il faut tourner n fois la langue avant de lâcher les mots.

  • Il y eut un flou ; on travaillera dans le flou et les attentes seront flouées. Pourquoi parler de loyalistes et d rebelles ? Pourquoi tient-on toujours à avancer malgré les tricheries dénoncées ? CSC du Pouvoir, vous ne servirez que les soubresauts du Pouvoir, avec des individus imposés derrière le rideau, décriés par le SYNATIC et l’AJSB. Nom d’un Duc, qui vivra, verra !

  • voici des propos qu’un bon responsable ne dois jamais employé
    Nous ne sommes pas en en RCI ou en Somalie pour avoir des rebelles.

  • C’est vraiment dommage pour le BURKINA FASO. Et tout ça pour l’ARGENT. A Quand la fin ? Le Directeur de l’entreprise "LE PASSORE" (l’argentier de la boite) est toujours là-bas ? Que DIEU nous vienne en aide, mais il faut qu’un Paul KAGAME surgisse un jour au Faso !

    • Il y a aussi les ZAGLAS qui rentrent comme conseillers, pour reprendre leurs affairismes suspendus depuis le défunt régime de leur Ami Blaise COMPAORE. On se souviendra de la "Boutique RTB" qui fut en son temps une propriété privée. l’affairisme, ça ne lâche pas l’affairiste ; c’est pourquoi je réaffirme que qui vivra, verra, nom d’un Duc !

  • Pitié pour un VP qui prétendait avoir la plénitude

  • Le Président Rock n’est même pas malin,il devait se réserver de nommer son propre conseiller spécial à ce poste,même s’il cherche à tout prix museler le CSC.
    Cela ne contribuera qu’à pourrir la situation déjà indélicate.

    Aussi,le Président entrant n’est même pas aussi intelligent un peu,il ne devait pas traiter des gens de rebelles et en disant vouloir travailler avec eux.Cela veut dire qu’en venant à ce poste,il a déjà cibler des gens qu’il va toujours combattre parce qu’ils sont des rebelles.

    Deux erreurs au même lieu,l’échec est déjà cuisant à ce niveau.

    Que Dieu bénisse le Burkina Faso !!!!!!!!

  • Ce vice président tombe très bas avec ce genre de discours iirresponsable. Ça montre qui il est vraiment. Domage.

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