Qualité de l’enseignement supérieur au Burkina : Le rapport 2018 note des progrès

LEFASO.NET | Par Dimitri OUEDRAOGO

Publié le mercredi 8 août 2018

Qualité de l’enseignement supérieur au Burkina : Le rapport 2018 note des progrès

Le rapport 2018 des sorties de suivi-contrôle des Institutions privées d’enseignement supérieur (IPES) est fin prêt. Le moins que l’on peut retenir, c’est que, comparativement aux résultats de l’année dernière, les IPES ont progressé cette année en matière de qualité. Toutefois, le rapport a noté des irrégularités chez certaines IPES et les a sommées de se régulariser. Les évaluations ont concerné l’organisation et la gestion administrative ; les infrastructures et les équipements ; l’organisation et la gestion financière ; l’organisation et la gestion pédagogique et l’environnement de la recherche.

Le ministère de l’Enseignement supérieur, de la Recherche scientifique et de l’Innovation a produit, pour la deuxième fois consécutive, le rapport sur la qualité de l’enseignement supérieur au Burkina. Comparativement à l’année dernière, l’on note une nette progression des IPES. Ainsi, les hommes du ministre Alkassoum Maiga ont effectué 31 visites pour constater, d’une part, l’effectivité d’ouverture d’IPES nouvellement agréées, et d’autre part, le suivi des recommandations issues du contrôle de 2017.

Les résultats des évaluations montrent qu’au niveau des universités, trois sont de bonne qualité, trois autres d’assez bonne qualité, une de moyenne qualité, une autre de mauvaise qualité. Il faut noter que trois universités ont suspendu leurs activités.
En ce qui concerne les institutions et écoles, neuf sont de très bonne qualité, 25 sont de bonne qualité, 23 d’assez bonne qualité, quinze de moyenne qualité, cinq de mauvaise qualité et de très mauvaise qualité. 31 autres n’ont pas été classées.

Les IPES de mauvaise qualité et de très mauvaise qualité sont à blâmer, selon le rapport. Celles-ci ont présenté des manquements sérieux au regard des dispositions du cahier des charges. Ces irrégularités concernent les inscriptions sans les diplômes requis, l’ouverture de filières sans autorisation, l’absence d’équipements de travaux pratiques nécessaires pour les filières techniques et professionnelles…
Pour cela, le rapport invite ces IPES à se conformer aux dispositions. Pour les « très mauvaise qualité », sommation de fermer devrait leur être faite, suggère le rapport.

Par ailleurs, le volet de la recherche, qui constitue l’une des particularités d’une université, n’est pas suffisamment développé dans la plupart des universités. Il est même quasiment inexistant dans certains temples du savoir. Toutefois, le document souligne que bon nombre d’IPES, soucieuses du bon déroulement des activités pédagogiques, de la sécurité dans l’établissement et du bien-être des apprenants, se sont dotées d’équipements et/ou de salles spécifiques.

Dimitri OUEDRAOGO
Lefaso.net

DCPM/MESRSI

Messages

  • Merci beaucoup pour cette publication. cela va permettre aux parents de savoir faire le bon choix. Les responsables de ces établissements ne peuvent plus baratiner quelqu’un, certains sont sans foi ni loi.

  • Bon travail. Cela permet de mieux s’orienter et/ou d’orienter ses proches.
    En somme,en 2018, 73 % des université privées au Burkina ne sont pas de bonnes qualités , et 66% des instituts et écoles ne sont pas de bonnes qualités , si on ajoute ceux qui évoquent des raisons pour échapper au classement (on vient de créer, y’a pas quelqu’un pour répondre, on est entrain de fermer, ...) ce taux pour les instituts descend à 26%.

    On note un total de 26% d’IPES (université et Instituts, écoles privés) d’au moins bonne qualité en 2018. Ce taux était de 29,46% en 2017. Cela voudrait dire que les IPES de qualité ont régressée en 2018 ?

  • Merci pour cet effort mais si la liste des instituts qui sont reconnus par le CAMES était rendue publique cela pourrait situer les étudiants qui voudraient poursuivre leur étude de faire un bon choix.

  • Belle initiative du Ministre MAIGA et de son équipe. Cependant je vous exhorte à vous intéresser au processus de recrutement, car pour avoir de "LA BONNE RECOLTE, IL FAUT SEMER LA BONNE GRAINE". Les recrutements doivent se faire de manière professionnelle,pour cela, l’orientation des bacheliers doit être placé au centre tout recrutement, cela permettra de réduire les taux d’échec tant le privé que dans le public. Bon vent à cette innovation !!!

  • Félicitations à la Direction des institutions privées d’enseignement supérieur (DIPES) pour ce 2e rapport qui permettra de discipliner progressivement les IPES. Le concours des compétences de l’Inspection technique des services aurait permis d’améliorer la qualité du rapport dans la forme et dans le fond. Malgré tout, mes encouragements à la DIPES de continuer dans les années à venir pour l’amélioration de la qualité de l’enseignement supérieur.
    ON ATTEND LE RAPPORT DE SUIVI-CONTRÔLE de l’ENSEIGNEMENT SUPÉRIEUR PUBLIC !? Même si on présume qu’il y a de quoi dire avec ces années académiques qui se chevauchent, l’insuffisance d’infrastructures, d’équipements et d’enseignants, ainsi que l’affairisme de certains. A défaut d’évaluation par une structure indépendante, une évaluation interne permettrait de situer le peuple, au lieu de s’en tenir à des perceptions empiriques.
    A lefaso.net, un fichier joint aurait permis de diminuer la longueur de l’article et facilité sa lecture par ceux qui en sont intéressés.

  • Très belle initiative du Ministère de l’enseignement supérieur. Je suggère que l’action s’étende aux universités publiques. La qualité concerne aussi bien le public que le privé.

  • Très bonne initiative qui permet aux étudiants et aux parents de faire un bon choix.

  • Toutes mes félicitations à la directrice générale de l’enseignement supérieur (DGESup) et ses collaborateurs pour le bon travail abattu. Que Dieu vous accompagne dans ce travail de propreté au sein de nos universités et instituts privés. Cependant, un rapport sur les universités publiques aussi pourrait permettre aux parents de mieux choisir entre le public et le privé.
    Le ministre du grand MENA est interpelé. Certains promoteurs des établissements primaires et secondaires sont des vrais commerçants qui cherchent à loger Rodwooko dans notre système éducatif. Ils s’en foutent de la qualité des enseignements dispensés aux enfants burkinabè. Ce qui les intéresse, c’est l’argent, l’argent. Je salue le Pr Albert OUEDRAOGO qui, dans son bref séjour au MENA avait donné un signal fort à ces commerçants.

  • bonjours il faut mettre le fichier sous format PDF et le rendre téléchargeable, l’option est bonne mais pas suffisant.

  • Parents d’élèves ! Quand vous comprendrez la nouvelle supercherie de ce ministre qui vous jette la poudre aux yeux, vous déchanterez.
    Il y a des instituts qui ont intérêt, entre autres, que les autres instituts disparaissent.
    Allez y inscrire vos enfants dans les instituts de "bonne qualité"" qui ne sont pas devenus des "instituts de référence après 20 ans d’existence", mais de grâce auparavant demandez aux anciens étudiants de ces instituts quelle est la qualité de la formation ?
    La vérité finira par éclater.

  • Tout mes encouragements à l’IST ou sont inscrites mes enfants. Bravo

  • Mes vives félicitations à ISTG de tampouy où j ai obtenu mon DTS en 2015 et obtenu un emploi en banque. Mes encouragements à tout le personnel

  • Mr le ministre Maiga Alkssoum et son équipe sont à féliciter . Cela prouve votre engagement à distribuer à la population un enseignement supérieur de qualité. Cependant il faut soutenir ceux qui font des efforts et qui améliorent leur rang et leur encourager à garder le cap

  • PAUVRE ISATEG DE M’BALAYE
    LE VIEU EST FATIGUE HOO

Un message, un commentaire ?

modération a priori

Ce forum est modéré a priori : votre contribution n’apparaîtra qu’après avoir été validée par un administrateur du site.

Qui êtes-vous ?
Votre message
  • Pour créer des paragraphes, laissez simplement des lignes vides.