Présidentielle de novembre 2005 : Un chômeur candidat

Publié le lundi 18 juillet 2005

Présidentielle de novembre 2005 : Un chômeur candidat

L’élection présidentielle du 13 novembre 2005 a enregistré une nouvelle candidature. Samedi 16 juillet 2005 à la maison des jeunes et de la culture de Ouagadougou, M. Harouna Dicko s’est déclaré officiellement candidat indépendant à la magistrature suprême.

C’est devant environ une cinquantaine de personnes que le 13e candidat à l’élection présidentielle de novembre 2005 a manifesté son désir d’aller à la conquête du pouvoir. Ouvrier de formation, le candidat indépendant a déclaré qu’il n’exerçait aucune profession : "Je suis au chômage ; je sais qu’aujourd’hui, il faut un titre ou de l’argent pour se faire connaître, mais mon objectif est de contribuer à l’animation saine du débat politique national, avec des actions concrètes, m’appuyant sur les valeurs démocratiques qui font la grandeur d’une nation moderne", a-t-il lancé.

Pour Harouna Dicko, les Burkinabè sont désabusés par les politiciens de la majorité et de l’opposition, dans la gestion des événements tels que les conséquences de la crise ivoirienne, l’incendie du grand marché de Ouagadougou, la tentative de coup d’Etat d’avril 2004, les crises au sein des conseils municipaux, la désignation du chef de file de l’opposition et la manière de celui-ci d’abandonner son poste.

Tout cela pose, de l’avis de l’ancien ouvrier de Faso Fani, la nécessité de s’organiser en une force politique nouvelle capable de relever les défis de la gouvernance démocratique et économique. "C’est pourquoi, je déclare solennellement, ma candidature aux fonctions de président du Faso pour l’élection du 13 novembre 2005", a lancé M. Dicko.

Afin de l’aider à accéder au palais présidentiel, les sympathisants du 13e candidat ont mis en place une formation politique : le Rassemblement politique nouveau (RPN). "J’entretiens de bons rapports avec ce parti, même si je n’y milite pas" a laissé entendre le candidat indépendant.

En cas de victoire, Harouna Dicko promet de nombreuses réformes qui feront selon lui, le bien- être des burkinabè. Parmi celles-ci, on peut citer entre autres, la création d’un poste de vice-président (qui doit être élu), le Service national pour le développement (SND) qui sera obligatoire pour tout Burkinabè âgé d’au moins dix-huit ans, l’instauration de l’instruction civique dans les programmes scolaires. De même, il compte nommer les anciens chefs d’Etat comme membres honoraires du Conseil constitutionnel et faire rendre la justice par des magistrats et hommes de droit d’une probité exemplaire, afin qu’elle soit l’instrument de moralisation et de répression des délits et crimes à tous les niveaux.

En ce qui concerne la démission du président de l’ADF/RDA de sa fonction de chef de file de l’opposition, le nouveau candidat pense que les représentants de ce parti doivent logiquement quitter la Commission électorale nationale indépendante (CENI) et ses démembrements. Agés de 53 ans, marié et père de deux enfants, Harouna Dicko a déjà été militant du Groupe des démocrates révolutionnaires (GDR).

Moustapha SYLLA
Sidwaya

Messages

  • On verra du tout au Faso dans cette course à la présidence mais quand même il ne faut pas trop distraire les gens avec vos candidatures débiles .

    Merci

  • c’est vrai que la politique est devenue au Burkina le raccourci le plus évident pour sortir de la misère, il ne faut pas tout de même en faire trop.
    respectez le peuple .

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