Forum national de la diaspora : Vers une politique nationale qui renforce la protection des Burkinabè vivant à l’étranger ?

LEFASO.NET | Cryspin Masneang Laoundiki

Publié le vendredi 13 juillet 2018

Forum national de la diaspora : Vers une politique nationale qui renforce la protection des Burkinabè vivant à l’étranger ?

Les rideaux sont tombés sur le Forum national de la diaspora, ce vendredi 13 juillet 2018 à Ouagadougou. Après 72 heures de travaux, plusieurs recommandations ont été formulées. C’est le ministre d’État, Simon Compaoré, qui présidé la cérémonie de clôture.

Sensibiliser et mobiliser la diaspora burkinabè en vue d’une contribution au développement économique, social et culturel du pays. C’est l’objectif de cette rencontre qui a réuni, du 11 au 13 juillet 2018, les Burkinabè vivant à l’extérieur autour du thème : « La contribution des Burkinabè de l’extérieur à la construction nationale ».
De cette rencontre, l’on retiendra que des recommandations fortes ont été formulées pour une plus forte implication de la diaspora dans le développement du Burkina Faso. Il s’agit notamment de la mise en place d’un comité de suivi des recommandations du forum sous la coordination du ministère en charge des Burkinabè de l’extérieur, incluant un représentant de zone des Burkinabè de l’extérieur.

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Clôture du Forum national de la diaspora (1)

Les participants ont également émis le souhait qu’un réseau des professionnels des Burkinabè de l’extérieur soit mis en place en vue de fédérer et de développer les capacités de la diaspora burkinabè au profit du développement national. Au titre des recommandations figurent également l’élaboration d’une politique nationale qui renforce la protection des Burkinabè vivant à l’extérieur et leur contribution à la construction nationale , l’élaboration du fonctionnement du Conseil supérieur des Burkinabè de l’extérieur en vue d’une réforme adaptée au nouveau contexte dans lequel évolue la diaspora et le renforcement des capacités opérationnelles du ministère de l’Intégration africaine et des Burkinabè de l’extérieur.

Représentant le président du Faso, le ministre d’État Simon Compaoré, a réitéré sa gratitude aux Burkinabè vivant à l’extérieur d’avoir effectué le déplacement de Ouagadougou. « J’exprime également ma satisfaction pour la qualité de vos échanges qui ont permis le succès de ce forum que nous saluons », a-t-il signifié.

Satisfactions des participants

À l’issue de ces trois jours d’échanges, les Burkinabè de l’extérieur ont affiché leur satisfaction face à cette initiative du gouvernement. À entendre la Princess Abze Djigma, ingénieure en électricité vivant aux Pays-bas, spécialisée dans le solaire, cette rencontre a été bénéfique dans le sens où elle a pu rencontrer d’autres Burkinabè qui ont des compétences au niveau international et qui peuvent servir le pays. « C’est une première et une bonne chose qui est à saluer, mais il reste beaucoup à faire parce que j’aurai souhaité que les échanges soient plus orientés sur l’économie », a-t-elle confié.

Quant à Djibril Simporé, résidant en Égypte, il confie : « Pour les doléances qu’on a soumises aux autorités au cours de ces échanges, nous allons attendre la réponse dans les jours à venir ».

Face aux recommandations, Simon Compaoré a tenu à rassurer les participants que les « importantes et pertinentes recommandations » qu’ils ont formulées « feront l’objet d’une attention particulière de la part du gouvernement ». Pour finir, il les a exhortés à continuer d’être des dignes et valeureux ambassadeurs du Burkina Faso dans leurs pays d’accueil.

Cryspin Masneang Laoundiki
LeFaso.net

Messages

  • Que des recommandations vaseuses serait-on tenter de dire qui ne méritaient pas une telle rencontre à coût de centaines de millions de FCFA pour un pays dont sa langue commence à se détacher à force de la tirer.A titre illustratif,un seul exemple sur les tracasseries routières où la diaspora exhorte le président Roch Kaboré à échanger avec certains de ses homologues de la sous-région afin que prennent fin les rackets sur certains axes routiers.Mais bon sang,commençons d’abord par balayer devant nos portes puisqu’à l’intérieur du pays,nos autorités politiques n’arrivent même pas à endiguer le phénomène.Déjà à l’aéroport,c’est racket sur racket,sur les voies publiques,même topo.Je persiste donc à signer que ce forum était d’une futilité déconcertante

  • Mes Chers Compatriotes,

    L’organisation actuelle du CSBE ne convient pas à mon humble avis au développement de notre pays pour le vécu personnel que j’ai subi de plein fouet pendant mon mandat de 3 ans allongé à mon insu d’un an. Je partage intégralement le point de vue de "Mafoi".

    Et pour cause :

    1. Lors de la rencontre du Mpp avec tous les burkinabè de France, Feu Salif DIALLO (prenant l’exemple du Ghana) avait prévu une banque de la Diaspora. Après son accession au pouvoir, rien n’a été fait, mais absolument rien.
    Mieux c’est même l’hostilité qui a été développé vis-à-vis de la diaspora puisque notre droit de vote n’est pas encore effectif.

    Paix à son âme mais les survivants qui étaient présents à cette réunion, notamment mon beau-fils M. Simon Compaoré et le ministre actuel de la sécurité M. Clément Sawadogo n’ont absolument rien fait également jusqu’à la date de ce forum et ils ne feront rien parce que je ne crois pas, comme l’internaute précédent à ces fora.
    Des paroles en l’air et de l’argent gaspillé sur le dos du peuple pour RIEN. Je pèse mes mots : Je dis RIEN. Les ministres de la diaspora qui se sont succédés à ce ministère depuis l’avènenement du Mpp n’ont jamais rencontré les burkinabè de l’extérieur.
    Quelle vision néfaste et improductive, quelle incompétence tout court...!!!

    2. Tout au long de mon mandat de délégué, j’ai pu découvrir à quel point, des burkinabè délégués CSBE en France étaient eux-mêmes les freins au développement de notre pays. Je pense à désiré tapsoba qui a osé s’opposer au projet du docteur Philippe TRAORE, pédiatre de son état qui proposait des appareils cardiaques pour les enfants burkinabè. Ironie du sort, il a été battu aux dernières élections. Au cours de mon mandat, j’ai pu voir tous les coups bas inimaginables, ma méchanceté, la mesquinerie de certains délégués CSBE dans un pays comme la France. Le Burkinabè, même en France, n’a donc pas oublié sa mesquinerie, sa méchanceté et surtout sa médiocrité pour ne pas rajouter sa folie jalousive. On a vu même désiré tapsoba remettre un pv de stationnement à l’ambassadeur pour qu’il le règle au trésor public français alors que ce n’est, ni le burkina, ni son ambassadeur en France qui a commis l’infraction au stationnement. On est où là, dirait Bado Laurent. C’est pourquoi d’ailleurs j’ai décidé de renoncer à un second mandat alors même que le règlement intérieur m’y autorisait. Ce qui a permis à M. SOME d’être candidat unique et élu d’office dans notre région Est.

    3.Malgré toutes ces insuffisances et toutes ces mesquineries, je demeure convaincu que la participation de la diaspora au développement de notre pays passera par les actions des associations plus que par le CSBE, ce machin chouette inefficace, budgétivore. Je comprends que des compatriotes comme M. Didier Ouédraogo qui avait passé le temps à fossoyer le CSBE se batte bec et ongle pour faire partie de la délégation française logée et nourrie aux frais du contribuable burkinabè, pour ne RIEN apporter à notre peuple. C’est pourquoi je préfère poursuivre mes actions par l’association que j’ai créée depuis maintenant 13 ans et qui se bat pour le développement du village de Loanga. Notre modeste contribution au développement de ce village, à côté des actions politiques mineures contribueront plus que ce qu’un CSBE peut apporter à notre pays. Les nouveaux délégués auront la mauvaise surprise de le constater. Paul KERE, Président d’honneur de l’Association Pour le Développement de Loanga.

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