Tribune : « C’est dans notre esprit que sont enfouis les germes de notre sous-développement »

Par Ibrahim Ibn Ahmad Sawadogo

Publié le jeudi 5 juillet 2018

Tribune : « C’est dans notre esprit que sont enfouis les germes de notre sous-développement »

Dans cette tribune, Ibrahim Ibn Ahmad Sawadogo s’adresse à la jeunesse africaine. Il appelle de tous ses vœux à un changement de mentalités car, selon lui, c’est de là que partira le développement. Lisez plutôt !

« Sous-développés, nous le sommes, mais que dans notre esprit d’abord », disait Sankara.

Oui, c’est dans notre esprit que sont enfouis les germes de notre sous-développement et c’est par là qu’il faut le combattre. Plus l’Afrique comptera de leaders capables de penser le monde au lieu de penser comme tout le monde, mieux elle s’assumera, mieux elle s’affirmera et plus elle s’imposera et se développera.

L’Afrique a besoin d’une nouvelle génération de leaders encline à la paix et actrice du développement véritable et durable, une jeunesse décomplexée qui ose, s’assume, s’affirme et qui s’identifie aux valeurs traditionnelles africaines tout en restant accueillante au changement et à l’apport extérieur. Une jeunesse active, dynamique, entreprenante, militante et agissante, unie autour des défis de paix et de développement durable.

La jeunesse n’est pas seulement que l’avenir, elle est aussi et surtout le présent. C’est dans le présent que nous devons agir conséquemment et intelligemment pour « inventer l’avenir ». Cela ne sera possible que dans la solidarité, la conjugaison des actions, l’entente et l’entraide mutuelle.

C’est ensemble, main dans la main, en rang serré que nous pouvons construire l’Afrique que nous méritons tous ; une Afrique solidaire, unie et prospère. Si nous voulons faire mieux que nos devanciers, un changement de paradigmes s’impose.
Le concept de « la génération consciente » ne doit pas être un simple slogan que l’on s’abuse à répéter tout en continuant de cultiver l’esprit d’individualisme, d’autosuffisance, de compétition et de concurrence destructrice. Que nous ont légué ceux qui, avant nous, se sont inscrits dans cette dynamique ? « Un continent qui se meurt, qui peine à trouver ses repères, une Afrique déchirée par les multiples conflits, une Afrique qui ploie le genou sous le poids des effets pervers de la mondialisation, une Afrique martyrisée, torpillée, pillée, traitée de ‘‘merde’’ comme bon le semble par qui semble bon ».

Nous ne pouvons pas gagner le défi de la paix et du développement si nous ne gagnons pas auparavant celui de l’assainissement des esprits, de la réconciliation, du dialogue franc, inclusif, constructif et participatif, de la synergie d’actions et de la conjugaison des efforts.

Chaque jeune africain, chaque jeune africaine doit avoir conscience de cela et œuvrer continuellement et incessamment dans ce sens. Si nous continuons dans la même voie, celle de la division, de la désunion, du désaccord, de l’exclusion, de la ségrégation, des querelles inutiles et de la critique facile et contreproductive, nous continuerons dans cette spirale de violence, de précarité, de guerres civiles, d’insécurité grandissante et d’instabilité socio-politique récurrente.
Chacun de nous est un potentiel acteur du changement.

N’attendons pas que le changement vienne de l’autre. Soyons le changement que nous voulons voir autour de nous.

Ibrahim Ibn Ahmad Sawadogo
Votre ami de la productivité,
Explorateur du monde des possibles,
Un monde de paix et de prospérité !!!

Messages

  • Tres belle analyse et felicitation.Seulement je doute fort que tu sois entendu par qui de droit.J ai meme peur quand je suis le niveau des interventions.C est toujours subjectif ;si tu n es pas avec moi tu es contre moi.Pire les gens comme un certain tenga,Adama,mollotov ont toujours une idee "pret a porter".les arguments foutent le camp et vive la delation.

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