Journée traditionnelle des Burkinabè de la Côte d’Azur : Loin de la patrie-mère, ils célèbrent la cohésion

Publié le lundi 21 mai 2018

Journée traditionnelle des Burkinabè de la Côte d’Azur : Loin de la patrie-mère, ils célèbrent la cohésion

Le jardin du Bois de Bologne de la ville de Nice, en France, a vibré au rythme de la journée traditionnelle des Burkinabè de Nice, ce samedi 12 mai 2018. Instaurée depuis maintenant 40 ans à l’initiative d’anciens étudiants et commémorée habituellement chaque 1er mai, cette journée vise à réunir et partager d’agréables moments « ensemble », tout en renforçant la cohésion sociale et fraternelle, à en croire le président de l’Association des Burkinabè de la Côte d’Azur, Relwendé Adolphe Ouédraogo. Un moment partagé avec d’autres communautés africaines sans oublier la communauté niçoise et qui a connu la présence de Marc Aicardi de Saint-Paul, consul du Burkina Faso à Nice.

Une journée à trémousser aux sonorités africaines, à échanger, à déguster les mets traditionnels burkinabè. C’est le spectacle offert en cette journée du 12 mai 2018, à l’occasion de la journée traditionnelle des Burkinabè de la Côte d’Azur, au nombre d’environ 600. Les Burkinabè vivant sur la Côte d’Azur se sont rencontrés à Nice pour commémorer cette journée. « L’objectif, c’est vraiment de permettre aux Burkinabè de partager un peu ensemble, de renforcer la cohésion sociale et fraternelle », a confié le président de l’Association des Burkinabè de la Côte d’Azur, Relwendé Adolphe Ouédraogo, qui n’a pas caché d’ailleurs sa satisfaction.

Rester solidaires au-delà des « divergences ».

Les travailleurs n’ont ménagé aucun effort pour partager cette journée tout comme les étudiants burkinabè vivant sur la Côte d’Azur, en France ; une communauté que Relwendé Adolphe Ouédraogo encourage d’ailleurs à rester toujours fraternelle et intègre, en vue de maintenir cette bonne réputation que les Burkinabè ont. Antoinette Chorale, Burkinabè résidant à Nice depuis maintenant deux ans, malgré la fatigue, a répondu présente « pour fêter cette joie, la joie des Burkinabè ». Saïdou Sawadogo, à Nice depuis 2003, est lui aussi fier de cette journée même s’il déplore quelques « divergences » entre les membres de la communauté burkinabè qui peuvent saper le vivre-ensemble.
C’est pourquoi Antoinette demande aux Burkinabè vivant sur la Côte d’Azur à rester solidaires, ne serait-ce que pour les enfants qui vont grandir loin de leur patrie mère.

Et loin effectivement de la patrie mère, ces Burkinabè ne vivent pas dans « l’eldorado ». Aussi Adolphe Ouédraogo, au nom de ses compatriotes, voudrait-il interpeler les autorités burkinabè et niçoises à l’écoute des Burkinabè pour les premières et à faciliter leur intégration pour les deuxièmes.

À propos, foi de Adolphe Relwendé Ouédraogo, la semaine panafricaine dénommée Nice-Africa, qui aura lieu du 22 au 26 mai 2018, est une belle opportunité pour cette communauté de « sortir massivement pour montrer aux habitants que les Burkinabè savent défendre leurs couleurs », d’autant plus que le Pays des Hommes intègres est l’invité d’honneur.
En attendant, la vie suit son cours sur la Côte d’Azur.

Yéroséo Kus, Nice, pour lefaso.net

Messages

  • Monsieur Ouedraogo aurait pu se présenter devant la camera avec un Faso-denfani, ce qui illustrerait d’avantage le titre de l’article. Que cela ne tienne, amusez vous bien et prenez du plaisir.

  • Merci à Aris Somda représentant du Faso net à Nice Côte d’Azur pour ce beaut reportage sur la vie des burkinabes de la côte d’Azur. Merci également à mes compatriotes vivants sur la côte d’Azur pour leur exemplarité de vie sociale et cohésion fraternelle.
    Je suis fière d’être burkinabe et je défendrai de toutes mes forces les couleurs de ma patrie.
    La patrie ou la mort, nous vaincrons
    Merci camarades

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