Coopération UE- Burkina Faso : La coopération accouche d’un nouveau projet de développement

Publié le vendredi 13 avril 2018

Coopération UE- Burkina Faso : La coopération accouche d’un nouveau projet de développement

Le ministre de l’économie, des finances et du développement, Rosine Coulibaly/Sori et l’ambassadeur, chef de la délégation de l’Union européenne auprès du Burkina Faso, Jean Lamy, ont procédé ce vendredi 13 avril 2018, à Ouagadougou, à la signature d’une convention de financement d’un montant de 28 millions d’euros soit 18 340 000 000 FCFA.

Plus de 18 milliards de FCFA, c’est cet autre financement dont bénéficie le gouvernement burkinabé de sa coopération avec l’Union européenne pour booster sa politique de développement du secteur agricole. En effet, comme le dit si bien le chef de la délégation de l’Union européenne au Burkina Faso, Jean Lamy, juste après la signature de la convention, « c’est une convention pour un projet d’appui à la valeur ajoutée des filières agricoles (VAFA) au Burkina Faso. C’est un projet d’un montant de 25 millions d’euros (plus de 18 milliards de FCFA) », a affirmé le diplomate européen. C’est donc pour lui, un projet qui vise à accompagner le gouvernement burkinabè dans sa priorité de renforcer la transformation locale des produits. De fait, il avance au nom de l’Union européenne, « nous sommes très contents d’accompagner le Burkina Faso à la fois pour sa politique de développement du secteur agricole, pour améliorer la sécurité alimentaire de tous les Burkinabè. Et aussi pour accompagner la modernisation du secteur agricole », a-t-il ajouté.

Rosine Coulibaly/Sori, ministre de l’économie, des finances et du développement, ne tergiverse pas sur la finalité du financement reçu au travers de la signature de cette convention. « Il ne s’agit pas de dépenser l’argent tout azimut. Il s’agit de le dépenser par rapport aux résultats que l’on veut atteindre », a-t-elle indiqué avant de rappeler l’ambition affichée du Plan national de développement économique et social (PNDES). « Le PNDES avait affiché une ambition très claire de transformation de l’économie du Burkina Faso, de création de valeur ajoutée au niveau local », a dit en sus Hadizatou Coulibaly/ Sori. En clair, selon la financière du gouvernement, l’objectif qui était affiché, c’était de passer d’un niveau de 12 pour cent de transformation agricole à 25. C’est à en croire un tel propos de madame le ministre, que « l’argent » sera dépensé. Elle a pour terminer, salué la qualité du partenariat entre le Burkina Faso et l’Union européenne.

L’objectif majeur de ce projet de développement de la valeur ajoutée des filières agricoles (VAFA), est d’accroître, diversifier et améliorer la qualité de l’offre de produits agro-sylvo-pastoraux. Et surtout, permettre aux entreprises de transformation et de valorisation des produits agro-sylvo-pastoraux, d’accroître et de diversifier de façon rentable et durable leur offre de produits. Pour ce faire, en plus de ce montant de plus de 18 milliards de FCFA, une assistance technique est prévue pour permettre de développer un environnement économique et technique autour des filières agricoles favorables à l’augmentation des échanges, du commerce.

La mise en œuvre du projet, qui sera effectuée en trois composantes, va consister, en ce qui concerne la première composante, à appuyer l’entreprenariat agroalimentaire. L’ambassade du royaume de Danemark, soutenue par l’Union européenne avec une contribution d’environ 5,5 millions d’euros soit 3 602 500 000 FCFA, s’en chargera. Pour la composante 2, l’appui à l’agriculture contractuelle, ce sera le fait de l’Agence française de développement (AFD), avec une autre contribution de l’Union européenne à hauteur de 14 millions d’euros (9 170 000 000FCFA). La dernière, elle sera assurée par la direction générale de la promotion de l’économie rurale. Ce sera donc un appui institutionnel, qui sera tout de même accompagné de 3 millions d’euros ( 1 965 000 000 FCFA), comme contribution de l’Union européenne.

Pour rappel, l’Union européenne, l’Agence française de développement (AFD) et le Royaume du Danemark (à travers DANIDA) soutiendront sur 5 ans (2018-2022), la mise en œuvre du PNDES à travers le projet VAFA.

Tambi Serge Pacôme Zongo
Lefaso.net

Messages

  • A chaque fois on vous tend la main et vous êtes fiers. Vous vous êtes posé la question un jour à savoir comment les autres font pour avoir l’argent pour nous donner, hein ? Dans les 55 milliard de fonds communs que vous et vos agents se sont partagés en 2017 il y’a combien de fois 18 milliards la dedans (3 fois). KI ZERBO disait qu’on ne développe pas mais qu’on se développe. Il avait mille fois raison. Voyez vous j’ai des vertiges où s’est tenu la rencontre des bailleurs de fonds devant financer le PNDES, c’est à Paris non. Les 18 milliard reçu est un don ou un prêt ?

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