Droits humains à l’eau et à l’assainissement : WaterAid balise le terrain pour la mission « Fas’eau »

Publié le dimanche 11 mars 2018

Droits humains à l’eau et à l’assainissement : WaterAid balise le terrain pour la mission « Fas’eau »

Dans le cadre de la mission « Fas’eau » pour la promotion des droits humains à l’eau et à l’assainissement, l’ONG WaterAid a commandité cinq études dont la restitution a eu lieu au cours d’un atelier, les 9 et 10 mars 2018 à Ouagadougou.

Officiellement lancée le 19 janvier dernier dans la ville de Dédougou, l’une des zones d’intervention (avec Nouna), la Mission « Fas’eau » est un consortium d’organisations de la société civile et d’organes de presse engagés pour la promotion des droits humains à l’eau et à l’assainissement. Pour éviter de naviguer à vue et garder le cap, la connaissance de l’existant est un préalable pour orienter le travail des acteurs. Pour ce faire, l’ONG WaterAid, membre du consortium, a commandité un certain nombre d’études.

Quatre études validées

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Landry Ouangré, chargé des politiques à WaterAid

Au nombre de cinq, ces études ont été restituées, vendredi et samedi, aux membres de la mission Fas’eau et des maires de Dédougou et de Nouna. Quatre de ces études (provisoires) ont été validées par les participants. Il s’agit de celles qui portent sur l’identification des leviers socioculturels favorables à la promotion des droits humains à l’eau et à l’assainissement (DHEA), les indicateurs pour la mesure des performances des DHEA, la prise en compte de l’approche fondée sur les droits humains (AFDH) dans la législation burkinabè et la justiciabilité de ces droits. Seule l’étude sur les limites des plateformes de concertation en Approvisionnement en eau potable, hygiène et assainissement (AEPHA) et en Gestion intégrée des ressources en eau (GIRE) doit être approfondie avant validation.

Moyens de pression

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Firmin Ouédraogo lors de son exposé sur la justiciabilité des droits humains à l’eau et à l’assainissement au Burkina Faso

L’une des études qui a retenu l’attention de Mme Léontine Zombré de l’Association des femmes juristes du Burkina, c’est celle sur la justiciabilité des droits humains à l’eau et l’assainissement au Burkina Faso. Selon elle, cette étude permettra à la mission Fas’eau, de disposer d’arguments juridiques pertinents qui, au besoin, lui permettront de contraindre les détenteurs d’obligations à rendre le droit humain à l’eau et à l’assainissement effectif pour les justiciables burkinabè.

Méconnaissance

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Une vue des participants

Dans son exposé, le consultant, Firmin Ouédraogo, a fait remarquer que le droit à l’eau et à l’assainissement n’est pas aussi ferme au Burkina Faso même si l’Etat burkinabè a ratifié la plupart des conventions internationales y relatives. « Ce droit doit être clarifié. Il faut définir également tous les aspects fondamentaux dans la réalisation de ce droit : de l’eau en quantité suffisante, de façon ininterrompue, et en qualité », a indiqué M. Ouédraogo. A l’en croire, l’étude a révélé que peu de citoyens et praticiens du droit ont une connaissance assez précise des droits humains à l’eau et à l’assainissement et des voies de recours juridictionnels relatives à ces droits.

En avant toute !

Il faut que les lignes bougent. Après donc la restitution de ces études, la mission Fas’eau compte définir un plan de travail avec des activités spécifiques tout en s’appuyant sur les recommandations faites dans les études.

En attendant, le maire de la commune de Dédougou, Karim Kondé, et son homologue de Nouna, par souci de redevabilité, ont prévu de rendre compte au conseil municipal et aux populations leur zone respective de la quintessence de l’atelier.

Herman Frédéric Bassolé
Lefaso.net

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