Formations BADGE en régulation des télécoms : Des innovations majeures pour la 8e promotion

Publié le mardi 28 janvier 2014

Formations BADGE en régulation des télécoms : Des innovations majeures pour la 8e promotion

Le secteur des télécoms connait une évolution très rapide, s’orientant désormais vers le tout numérique. Pour ne pas être en marge de cette évolution et pour une meilleure gestion du secteur, des formations s’imposent aussi bien au niveau technique qu’en matière de régulation. C’est bien la raison de l’existence des formations BADGE (Bilan d’Aptitude Délivré par les Grandes Ecoles) dont la 8e promotion (régulateurs et opérateurs) vient d’effectuer sa rentrée officielle ce 27 janvier 2014 à Ouagadougou. Avec des innovations majeures.

Ils sont 35 inscrits pour l’édition 2014 des formations en régulations des télécoms. Tous sont ingénieurs en télécommunications, juristes ou économistes provenant d’une dizaine de pays africains. Pendant deux ans, ils vont se familiariser avec la régulation de l’économie numérique. La formation est organisée en sept sessions de 15 jours espacés de trois mois. Ce, en vue de faciliter la présence des apprenants qui sont tous des professionnels de la régulation, tant chez les régulateurs que chez les opérateurs. Et, « comme il s’agit de la régulation d’un marché, l’économie est très importante. Dans la formation, nous privilégions l’économie de la régulation  », précise Laurent Gilles de Telecom Paris Tech, formateur. Mais, pas seulement. Les différentes sessions tiennent compte des autres aspects également.

Cette semaine, la formation (module introductif) sera focalisée sur l’économie des réseaux et l’économie de la concurrence. Par la suite, il sera question des différents instruments à maîtriser par les régulateurs tels que les conditions d’entrée sur les marchés, les mécanismes d’interconnexion, la gestion du spectre, et bien d’autres aspects auxquels régulateurs et opérateurs sont confrontés. Car, « la régulation est une interaction entre les régulés et les régulants  », souligne Laurent Gilles.

Trois possibilités pour les candidats

A partir de la présente session, en plus de la traditionnelle formation qui concerne la régulation des télécoms, deux autres possibilités sont offertes aux candidats : la régulation des contenus et la régulation de l’économie numérique. Toute chose qui constitue l’innovation majeure pour l’édition 2014, qui plus passe à deux ans de formation. L’option sur la régulation des contenus devrait intéresser, au Burkina, les agents de la CIL (Commission de l’informatique et des libertés) et du CSC (Conseil supérieur de la communication) du fait de l’importance que prend, de plus en plus, Internet. « Elle ambitionne d’élargir les compétences des régulateurs aux questions des contenus avec un accent particulier mis sur les connaissances en informatique. Il appartient aux régulateurs d’en savoir beaucoup pour une meilleure gestion du réseau Internet  », estime Mathurin Bako, président de l’ARCEP. Mais, la présente promotion n’enregistre aucune candidature dans cette option désormais disponible. Avis donc aux candidats de la prochaine édition.

Crédibilité de la formation dispensée

La deuxième innovation, baptisée RegNum (Régulation Numérique) débouchera sur l’obtention d’un Mastère spécialisé en régulation de l’économie numérique, et enregistre déjà des candidats. « C’est donc un progrès énorme et une preuve manifeste du sérieux et de la crédibilité de la formation dispensée jusqu’ici  », pense Mathurin Bako.

Ces formations comblent ainsi les attentes tant des ministères en charge du secteur, des autorités de régulation (régulateurs et opérateurs de télécommunications). Selon Mathurin Bako, elles «  feront émerger de nouvelles générations d’acteurs du numérique, ayant les aptitudes et les compétences nécessaires pour résoudre les questions essentielles relatives aux communications numériques dans la majorité de nos pays, si non dans la totalité des pays africains  ». De quoi faire démentir ces afro pessimistes qui pensent que le Sud n’est pas capable d’offrir des cadres d’acquisition de compétences crédibles.

Cette formation est co-organisée par l’ARCEP du Burkina et Telecom Paris Tech. De ce fait, les apprenants séjourneront tantôt au Burkina, tantôt en France.

Moussa Diallo

Faso-tic.net

Messages

  • tous les 35 inscrits sont-ils du Burkina Faso ? Dans ce cas ils pourront exporter leurs expertises en la matière dans toute l’Afrique. Bravo à l’ARCEP ;

    • Les 35 inscrits viennent d’une dizaine de pays. M Minimzanga, lisez au moins avant de poser des questions. La réponse à votre question se trouve dans l’article, mieux, dans la même phrase où est évoqué le chiffre chiffre 35.

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