FESPACO 2005 : Le palmarès officiel rénové

Publié le vendredi 31 décembre 2004

FESPACO 2005 : Le palmarès officiel rénové

Le palmarès officiel du FESPACO connaît une touche nouvelle. Au menu, des Etalons et des poulains aux couleurs attrayantes. Le délégué général du FESPACO, Baba Hama donne sa lecture des innovations.

La 19e édition du Festival panafricain du cinéma et de la télévision de Ouagadougou (FESPACO) qui aura lieu du 26 février au 5 mars 2005 connaîtra une innovation majeure dans son palmarès officiel. L’Etalon va prendre des couleurs.

Ainsi, dans la section longs métrages, le Grand prix du festival prendra la dénomination de Etalon d’or de Yennenga avec une dotation de dix (10) millions de francs CFA. Il sera suivi de l’Etalon d’argent d’un montant de cinq (5) millions de francs CFA et de l’Etalon de bronze doté de deux millions cinq cent mille francs CFA.

Dans la section courts métrages, le Grand prix sera le Poulain d’Or de Yennenga doté de trois (3) millions de francs CFA. Le deuxième Grand prix de cette section sera le Poulain d’argent doté de deux (2) millions de francs CFA et le troisième Grand prix, le Poulain de bronze, un (1) million de francs CFA.

La section TV-vidéo ne sera pas en reste avec l’institution du Grand prix de la TV-vidéo (deux millions de francs CFA) et le Grand prix de série et sitcom (deux millions de francs CFA).

Ces innovations qui viennent s’ajouter aux autres prix du festival visent à donner plus de visibilité dans le palmarès officiel aux œuvres en compétition qui le méritent. Elles font suite à une réflexion interne que nous avons eue au sein du FESPACO et aussi aux échanges que nous avons menés avec un certain nombre de partenaires.

Ce n’est pas une création du Burkina. Beaucoup de festivals cinématographiques avant nous ont adopté ce système. Il permet d’offrir un podium à trois niveaux aux trois meilleures œuvres qui seront distinguées pour ce qui est de la section longs métrages et de celle courts métrages. Dans notre recherche d’innovations, nous bénéficions de la compréhension et du soutien de nos autorités de tutelle. D’où l’acceptation du réhaussement de l’enveloppe budgétaire généralement allouée aux palmarès officiels. Elle va tourner autour de 38,5 millions de F CFA, sans les trophées.

Des trophées pour le palmarès officiel

En ce qui concerne les trophées, là également une innovation est à noter. D’abord, les trophées qui vont se coller aux différents étalons et poulains. Ensuite, les trophées qui viendront accompagner l’ensemble des lauréats des prix officiels. De par le passé, en dehors de l’Etalon de Yennenga, il n’y avait pas d’autres trophées pour le palmarès. Dorénavant donc, tous les prix du palmarès officiel seront dotés d’un trophée qui sera une représentation du monument de la Place des cinéastes. Les étalons ne changeront pas. Les poulains, eux, seront des étalons mais sans la princesse Yennenga.

Toutes ces innovations ne remettent pas en cause les critères de sélection des œuvres cinématrographiques en compétition.

Opération de charme ou effet de mode. Non ! C’est plutôt une vision pragmatique des choses. Au stade actuel du développement du cinéma africain, l’on n’a pas besoin d’avoir un palmarès purement et simplement élitiste. D’où la justesse et la pertinence des innovations entreprises pour donner plus de visibilité aux œuvres en compétition qui le méritent.

Une publication en gestation

Cette XIXe édition du FESPACO sera grandement marquée par le sceau du cinquantenaire du cinéma subsaharien.

Cela sera l’occasion de faire une rétrospective sur les grandes étapes du cinéma subsaharien, d’organiser des réflexions à travers panels et rencontres sur la problématique de la critique cinématrographique. Actuellement, des témoignages sont en train d’être collectés auprès de personnes ressources aux fins de sortir à l’occasion, une publication d’intérêt et d’attrait.

Quels films burkinabè au FESPACO 2005 ?

Pour ce qui est des longs métrages, quatre sont en lice : Tasma de Kollo Sanou, Ouaga Saga de Dani Kouyaté, Delwendé de St Pierre Yaméogo, La nuit de la vérité de Fanta Régina Nacro.

Du côté de la TV-vidéo, c’est l’explosion avec les films de Boubacar Diallo, Appoline Traoré...

Bref, au niveau de l’Afrique de l’Ouest, le Burkina est de loin celui qui a le paquet le plus important en termes de productions en compétition.

Du thème de la XIVe édition

"Formation et enjeux de la professionnalisation", tel est le thème qui sous-tendra la XIXe édition du FESPACO. Ce thème est d’actualité et suscite les réflexions suivantes ; du fait de la rareté des écoles de formation en Afrique, il se pose le problème de la relève. Comment faire ?

La réflexion mérite d’être menée. Un autre aspect, le cinéma aujourd’hui n’est plus simplement une question de vocation ou de passion. Il est une profession qui a donné naissance à plusieurs métiers plus ou moins pointus. Et parce qu’ils sont pointus, il faut se former. Enfin, pour une bonne diffusion du cinéma africain à travers le monde, ce cinéma doit révéler des films compétitifs sur le plan de la qualité artistique et sur le plan de la qualité technique.

Comment y parvenir ? Il faut que ces films soient faits par des professionnels, par des gens qui ont appris leur métier, des gens qui ont été formés. Dans les différents secteurs du cinéma (production, distribution, exploitation...) le problème de la formation ou de mise à niveau se pose sérieusement. D’où encore une fois la pertinence du thème de cette XIXe édition. Des uns et des autres nous attendons des échanges et des contributions au débat.

Sita TARBADGO
Sidwaya

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